L'ancienne meunerie G.H. Dupuis transformée en centre communautaire?

Séance d'information ce soir à l'hôtel de ville de Notre-Dame-de-Stanbridge


Publié le 15 mars 2017

La mairesse Ginette Simard Gendreault aimerait redonner à l'ancienne meunerie son lustre d'antan.

©Photo: TC Media – Claude Hébert

COMMUNAUTAIRE. La Municipalité de Notre-Dame-de-Stanbridge a plein de projets pour l'ancienne meunerie de Georges-Henri Dupuis, mais souhaite connaître le point de vue des citoyens sur la nouvelle vocation de l'édifice.

La Municipalité a fait l'acquisition de l'immeuble de 35 pi par 90 pi en décembre 2015, pour 82 400 $, en vue de le convertir en édifice communautaire.

«Au décès du propriétaire, ses héritiers ont renoncé audit immeuble. L'État en a repris possession et la Municipalité a eu l'opportunité de faire une première offre d'achat, laquelle a finalement  été acceptée», résume la mairesse Ginette Simard Gendreault.

Le conseil municipal a par la suite retenu les services de l'architecte Sonia Martel pour une évaluation de l'état du bâtiment et des coûts de sa mise à niveau. Les résultats de cette étude seront dévoilés aux citoyens, ce soir à 19h, à l'hôtel de ville.

«Nous avons des projets précis pour le rez-de-chaussée, mais nous voulons voir avec les citoyens quelle utilisation pourrait être réservée à l'étage. Il semble y avoir suffisamment de place pour l'aménagement de bureaux et de salles de réunion pour les organismes communautaires», signale Mme Simard Gendreault.

La directrice générale, Béatrice Travers, confirme que des gens ont déjà approché la Municipalité pour s'informer des disponibilités en termes de locaux.

Rez-de-chaussée

Le réaménagement du rez-de-chaussée permettrait à Notre-Dame-de-Stanbridge de combler plusieurs besoins.

«La bibliothèque municipale, fondée il y a environ huit ans, occupe l'un des salles de l'école primaire Saint-Joseph. Il devient cependant urgent de trouver une solution de remplacement, car l'école a besoin de tous ses locaux pour la prochaine rentrée scolaire», explique la mairesse.

La maîtresse de poste a par ailleurs mis sa maison en vente et est à la recherche d'un nouvel emplacement.

«Selon l'entente qui me lie à Postes Canada, je dois m'engager à fournir le local», explique la principale intéressée, Lyne Santerre.

Mme Simard Gendreault laisse entendre que le réaménagement de l'ancienne meunerie permettrait de répondre adéquatement aux attentes de Postes Canada.

«On a intérêt à tout mettre en œuvre pour éviter de perdre le bureau de poste. Il est important de protéger nos acquis si on veut accroître le potentiel économique de Notre-Dame», insiste la mairesse.

Les autorités municipales souhaitent également utiliser une partie du rez-de-chaussée de l'édifice G.H. Dupuis pour y entreposer de l'équipement de voirie. Cet équipement est présentement entreposé dans le garage du presbytère, à défaut d'autre emplacement disponible.

«L'édifice du 711 rue Gauvin est solide et en bon état, car l'ancien propriétaire en a pris soin. Deux entrepreneurs généraux, qui l'ont visité, nous confirment qu'il a été construit selon les règles de l'art»,  ajoute Mme Simard Gendreault.

Coûts du projet

Selon une évaluation sommaire, la réalisation de la première phase du projet de réaménagement de l'ancienne meunerie nécessiterait des investissements de l'ordre de 205 000 $.

«Ce montant n'inclut pas les études, ni les frais d'ingénieurs», précise Mme Travers.

Selon les experts consultés par la Municipalité, il y a lieu de refaire la toiture, isoler le bâtiment, remplacer le revêtement extérieur, changer les portes et les fenêtres, aménager de nouvelles divisions.

«Le conseil municipal a dit dès le départ que la rénovation de l'édifice était conditionnelle à l'obtention de subventions gouvernementales. Les demandes d'aide financière seront acheminées en 2017. On espère obtenir l'équivalent de 50 % du coût des travaux.», précise la directrice générale.

La Municipalité estime être en mesure de financer l'autre moitié de la facture à même son surplus accumulé.

«Si les subventions sont au rendez-vous, il ne sera pas nécessaire d'emprunter pour réaliser le projet», affirme Mme Simard Gendreault.