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Notre-Dame se dote d'une escouade de sauvetage agricole

Une première dans Brome-Missisquoi


Publié le 12 juillet 2017

La mairesse Ginette Simard Gendreault, les conseillers Daniel Tétreault et Robert Gaboriault, et le chef pompier Réjean Lemaire sont entourés d'une partie des membres de l'unité de sauvetage en milieu agricole. Il s'agit de Florian Ruckstuhl, Stephen Hanigan, Christine Falcon, Sylvain Larose, Gabriel Neeser et Jean-Philippe Tétreault. Absents de la photo: Tim Bruenggel, Sylvain Duquette et Stéphane Barsalou.

©Photo: TC Media – Claude Hébert

SECOURISME. Le Service de sécurité incendie (SSI) de Notre-Dame-de-Stanbridge ajoute une nouvelle corde à son arc avec la création d'une unité de sauvetage en milieu agricole.

«Nos pompiers ont maintenant les outils et la formation nécessaires pour venir en aide à un cultivateur coincé sous un tracteur et secourir un employé de ferme emprisonné dans un silo ou une fosse à purin», explique le chef de la brigade, Réjean Lemaire.

Le SSI de Notre-Dame dispose notamment de coussins gonflables pouvant soulever jusqu'à 30 tonnes. Son coffre d'outils inclut également des vérins, des chaînes, des tendeurs et des torches pour découper le métal.

«On ne peut pas se servir des pinces de désincarcération utilisées lors d'un accident routier pour découper le métal d'un tracteur ou d'une machine agricole. Ça prend de l'équipement spécialisé», précise M. Lemaire.

L'unité de sauvetage en milieu agricole dispose par ailleurs d'une perceuse, d'une scie à fer et d'un broyeur portatifs, ainsi que d'une remorque permettant d'entreposer le tout.

L'association des pompiers de cette localité a amassé 90 % des fonds nécessaires à l'achat de cet équipement au moyen d'activités de financement et d'une collecte de fonds auprès des commerçants locaux et des concessionnaires de machinerie agricole.

«Comme Notre-Dame ne compte que 697 habitants et que sa population est vieillissante, on voulait éviter que les contribuables aient à payer la facture», signale le chef des pompiers.

Achats et formation

Pour compléter sa trousse, l'unité de sauvetage en milieu agricole aura besoin d'un brancard, de ceintures, de poulies pour cordages et de barres stabilisatrices. Une facture additionnelle de l'ordre de 15 000 $ à 20 000 $.

Outre son brunch annuel, qui attire de 475 à 500 personnes chaque année, l'association des pompiers de Notre-Dame entend organiser un festival de la poutine pour l'aider à financer le nouvel équipement. L'activité aura lieu le samedi 15 juillet sur les terrains de l'hôtel de ville.

«Les personnes présentes pourront notamment voir travailler notre nouvelle escouade dans le cadre d'une démonstration de sauvetage», indique M. Lemaire.

Dix membres de la brigade ont reçu, au printemps 2016, une première formation intensive de huit heures en désincarcération agricole offerte par Ferme-Médic, une division de l'entreprise Réanimaton Sauve-Vie de Saint-Joachim-de-Shefford.

Les pompiers concernés ont eu droit à une deuxième formation, ce printemps, afin de se familiariser avec les particularités du sauvetage en hauteur. Une troisième  formation est prévue pour le printemps 2018.

«Cette dernière formation nous permettra d'apprendre comment secourir une personne emprisonnée dans un silo», ajoute M. Lemaire.

En plus de leurs 45 heures de pratique en combat d'incendie, les dix membres de la nouvelle escouade devront se prêter à dix heures de pratique en désincarcération agricole chaque année.

«Nous avons fait l'acquisition d'un silo démonstrateur de huit pieds de diamètre par huit pieds de hauteur pour nos pratiques. Ce silo a été utilisé pour la toute première fois lors de la Fête dans l'rang, une fête champêtre annuelle dont l'édition 2016 avait pour thème la sécurité à la ferme», poursuit le directeur du SSI de Notre-Dame.