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Centre de la nature: Farnham et le ministère de l'Environnement discutent toujours

Trois ans après l'arrêt des travaux  


Publié le 13 septembre 2017

La Ville de Farnham et le ministère de l'Environnement sont toujours en discussion dans le dossier du Centre de la nature. La caractérisation des zones humides et l'émission d'un nouveau certificat d'autorisation (C.A.) sont au cœur des échanges entre les deux parties.

©TC Media-Éric Patenaude

MUNICIPAL. Rien ne bouge au Centre de la nature à Farnham depuis l'intervention du ministère de l'Environnement dans le dossier des travaux illégaux stoppés en août 2014. La relance des travaux d'entretien n'est pas pour demain la veille. La Ville travaille toujours à obtenir un nouveau certificat d'autorisation auprès de Québec, a appris l'Avenir & Des Rivières.

Une inspection du site de la rue Yamaska par un représentant du ministère de l'Environnement, le 31 juillet 2014, avait entraîné quelques jours plus tard (12 août 2014) l'émission d'un constat d'infraction à l'endroit de la Ville et l'arrêt immédiat des travaux.

On ne peut plus faire d'interventions avec des véhicules.

François Giasson, DG à la Ville de Farnham

Parmi les manquements, le Ministère reprochait à la Municipalité d'avoir circulé dans des marécages et aux abords de la bande riveraine de la rivière Yamaska avec de la machinerie sans autorisation préalable. Selon l'avis de non-conformité, la Ville avait aussi fait exécuter des travaux de remblai dans des marécages et en rive de cours d’eau sans avoir obtenu le feu vert du Ministère.

Trois ans plus tard, le dossier du Centre de la nature n'a pas connu sa finalité. La Ville et le ministère de l'Environnement sont toujours en discussion. La caractérisation des zones humides et l'émission d'un nouveau certificat d'autorisation (C.A.) sont au cœur des échanges, soutient le directeur général de la Ville de Farnham, François Giasson.

«Le dernier C.A. datait de 1986. Ça fait déjà 30 ans et on sait que les zones humides varient dans le temps. On a fait faire un inventaire des zones humides et des sentiers existants par un biologiste», explique le DG de la Ville.

La Ville doit d'ailleurs remettre prochainement son dossier au Ministère pour fins d'analyse. Selon François Giasson, la Ville a bon espoir d'en venir à une entente avec l'Environnement. Mais la Municipalité devra faire preuve de patience. Elle pourrait recevoir une réponse favorable seulement dans six ou sept mois, a déclaré le DG de la Ville en entrevue. Dans le meilleur des mondes, la Ville aimerait relancer le chantier au printemps 2018.

Pas de «boot camp»
Au moment des travaux non autorisés au Centre de la nature, des stations dédiées notamment aux activités d'hébertisme et de <I>boot camp<I> avaient fait leur apparition dans le paysage. La Ville n'entend pas poursuivre dans cette direction, a confirmé M. Giasson. Le grand espace vert retrouvera sa vocation d'antan, soit un lieu naturel accessible aux citoyens en tout temps.

Une fois l'aval du Ministère, la Ville prévoit apporter les travaux correctifs au Centre (passerelle, sentiers, belvédère). Il est d'ores et déjà assuré qu'aucun sentier supplémentaire ne sera ajouté au réseau actuel.

Quant à l'estimation du coût des travaux, François Giasson n'a pas voulu se prononcer. «On ne le sait pas encore», s'est contenté de dire le haut fonctionnaire. Ce dernier a laissé entendre qu'une rencontre doit avoir lieu cet automne avec le biologiste mandaté par la Ville pour discuter des avenues à explorer en vue du réaménagement du Centre de la nature.