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L'exemple de Caroline Viau

Semaine québécoise des personnes handicapées 


Publié le 2 juin 2017

Caroline Viau, une résidente de Bromont, lançait les activités de la Semaine québécoise des personnes handicapées dans Brome-Missisquoi en offrant une conférence sur son parcours en fin de journée jeudi au musée Bruck.

©TC Media - Ghyslain Forcier

SOCIÉTÉ. L'Association des personnes handicapées physiques de Brome-Missisquoi (APHPBM) misait sur une invitée de marque pour donner le coup d'envoi à la Semaine québécoise des personnes handicapées. 

Au Musée Bruck à Cowansville, en fin de journée jeudi, l'athlète paralympique Caroline Viau livrait une conférence sur son parcours. Un accident impliquant un hachoir à viande lui a fait perdre son bras gauche à l'âge de cinq ans.

«C'est arrivé lorsque j'étais en maternelle, donc pendant tout mon parcours scolaire, j'étais pratiquement la seule à vivre avec un handicap.»

Sa vie a pris une tournure différente à ses 18 ans, lors de ses premiers contacts avec l'Association des Amputés de guerre. Puis, est apparu le ski, qu'elle a commencé à pratiquer avec une équipe de personnes handicapées.

«Mon parcours n'a pas été dramatique pour autant, mais il eut été plus facilitant si j'avais pu être en contact avec des gens comme moi pour démystifier, pour partager», laisse-t-elle entendre.   

Au centre, la conférencière Caroline Viau, entourée de Suzanne Millette (à gauche) et d'Anne-Marie Chabot, respectivement coordonnatrice et présidente du C.A. de l'APHPBM.
TC Media - Ghyslain Forcier

La notion d'inclusion demeure l'un des piliers de son implication. «Ce qui m'a beaucoup aidée, c'est le sport. Pour moi, il est important de m'impliquer pour permettre à des gens de vivre des activités sportives, du sport adapté, c'est une ouverture qui est intéressante.»   

S'impliquer

La résidente de Bromont, triple médaillée en ski para-alpin aux Jeux paralympiques d'Albertville, incluant une d'or décrochée au Super-G, donne de son temps auprès de la Fondation des sports adaptés. Elle s'est engagée à travailler pour faire revivre la Journée Terry Fox en septembre, absente du paysage régional depuis une quinzaine d'années.  

«C'est une des premières figures que j'ai connues, l'une des plus inspirantes, fait valoir Mme Viau. J'aimerais amener la population à être sensibilisée davantage dans le cadre de cette activité familiale.»

«Ce qui est important, c'est de bouger, de se réaliser et de se surpasser. La compétition est envers nous-mêmes, dans la façon de surmonter notre handicap.»  

Même si les mentalités ont évolué depuis les quatre dernières décennies, Mme Viau, qui agit comme représentante régionale pour le compte des Amputés de guerre, estime qu'il reste quelques préjugés tenaces à abattre.         

«Sur plan de l'accessibilité, il y a eu énormément de chemin de fait, mais je sens qu'il y a encore quelques réticences. Certains ont tendance à associer handicap avec une productivité moindre. C'est souvent dû à un manque de connaissances, peut-être que les gens ne côtoient pas suffisamment de personnes qui vivent avec un handicap.»   

La sensibilisation, sous toutes ses formes, ne doit pas cesser, ajoute-t-elle.

Jusqu'au 7 juin

La Semaine québécoise des personnes handicapées a lieu jusqu'au 7 juin. Outre la conférence de Mme Viau, l'APHPBM misera sur la contribution du défi André Arbec, puisque les recettes de la 4e édition de l'épreuve cycliste seront remises à l'organisme. Le défi se déroule jusqu'à dimanche. Les participants seront accueillis par des membres de l'APHPBM entre 14h et 16h au parc Davignon à Cowansville. Le public y est invité.