Destination Brome-Missisquoi


Publié le 10 février 2017

En quoi la région de Brome-Missisquoi souhaite-t-elle se distinguer sur le plan économique, social et environnemental d’ici 10, 20, 30 ans? Quelle est sa vision de développement? À quoi rêvent nos décideurs? Souhaitent-ils accroitre leur population? Accroitre la richesse des ménages? Si oui, dans quelle mesure? Qui souhaitent-ils attirer en priorité dans la région? Des jeunes? De la main-d’œuvre qualifiée? Des retraités?

Un texte d'opinion de Corinne Labbé, conseillère à la Ville de Cowansville.

Considérant l’âge moyen de 49 ans et le revenu médian d’un ménage dans Brome-Missisquoi d’un peu plus de $45 000, il va de soi de se les poser.

Économiquement parlant, il y a une quinzaine d’années, la région s’est dotée d’une route des vins. Sans mauvais jeu de mots, on en a fait du chemin depuis: Brome-Missisquoi se démarque au Québec avec sa région viticole et j’oserais affirmer bien au-delà. Cette vision a été beaucoup plus qu’une appellation, qu’un parcours agrotouristique. Elle a mobilisé ses intervenants à plus de cohérence de cohésion et a participé à redéfinir son identité.

Samedi dernier au Château-Bromont, 130 personnes de milieu politique, économique, social et environnemental se sont rassemblées. L’objectif? Participer à l’élaboration d’un plan stratégique de développement durable autour de trois grands axes: le développement économique, social et environnemental. Signes d’une bonne préparation par les organisateurs et la firme d’experts Espaces Stratégies embauchée par la MRC aux fins de l’exercice, j’ai pu, avec grande satisfaction, constater une richesse, une variété et une profondeur dans les échanges.

Des pistes d’action concrète, spécifique ont été émises en quantité telle que le défi sera de les rassembler, d’en faire une synthèse et de surtout d’en faire le suivi. Personnellement, je m’étais inscrite à l’événement dans l’optique de connaître les ambitions, la vision de développement de ceux et celles qui sont aux premières loges du développement de notre territoire.

Quelle sera notre prochaine destination? Notre vison? Nous avons les atouts, le potentiel pour devenir à notre mesure, à notre couleur un mix de Silicon Valley et de la vallée de l’Okanagan si nous l’imaginons, si nous le voulons, si nous y travaillons. Le souhaitons-nous? Est-ce l’ambition de nos décideurs? J’aurais personnellement aimé le savoir.

Ce genre d’occasion est propice à se propulser et à imaginer notre futur. L’exercice a sûrement été fait au préalable en plus petits groupes, autrement il n’aurait pas été si pertinent. Pourrions-nous connaître le résultat de ces échanges, ces discussions? J’en formule le souhait. Autrement je me demande comment chacune de nos municipalités de notre magnifique région pourra adhérer à une vision, à un plan et travailler autour d’objectifs communs.

Déplacer autant d’intervenants pour toute une journée, un samedi de surcroit, était un exploit en soi et digne de mention. Comme quoi la région était prête et a jugé l’exercice fondamental. À raison: il relève du défi de planifier le développement de toute une région quand sa population de 57 000 habitants, dont la moyenne d’âge est de 49 ans, répartie sur 1700 km2 dans 21 municipalités, et dont l’économie est fortement influencée par son industrie récréotouristique et agrotouristique.

J’ai croisé des gens engagés, allumés qui ont une réelle envie de créer de l’emploi, d’attirer de jeunes familles, de se doter d’un réseau de télécommunication digne du 21e siècle, de protéger nos acquis dans l’offre de services des soins de santé et de services sociaux le tout en portant une attention particulière à nos milieux de vie et notre environnement.

De ça, j’en suis sortie enorgueillie, pour ce qui est de la destination de Brome-Missisquoi, comme je l’ai écrit un peu plus haut je formule le souhait qu’elle nous soit communiquée dans un avenir rapproché.

Corinne Labbé

Conseillère municipale, Quartier Ruiter

Ville de Cowansville