Robert Michaud au Temple de la renommée

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Par Claude Hebert

Robert Michaud, de Sainte-Sabine, a été intronisé au Temple de la renommée du hockey québécois, le 16 juin dernier, à l’Hôtel InterContinental de Montréal. Sept autres personnes ont eu droit au même honneur ce soir-là.

Le Temple de la renommée a été créé en 1991 dans le cadre du quinzième anniversaire de la Fédération québécoise de hockey sur glace. Ce club sélect, réunissant 132 bénévoles émérites de partout au Québec, ne compte que six Estriens dans ses rangs.

«Je remercie Hockey Estrie d’avoir soumis ma candidature et Hockey Québec de l’avoir retenue. Je ne pensais jamais que mon nom viendrait un jour s’ajouter à ceux de François Lemire, Réal Veilleux, Louise Massé et Jean Maximos. Ça me touche au plus profond du coeur», indique M.Michaud.

Vingt ans d’implication

Robert Michaud s’intéresse au hockey depuis toujours. Cet ancien ailier droit a notamment évolué avec les Jets de Farnham et les Copains de Saint-Ignace dans la Ligue de hockey senior des Monts.

Son fils Philippe et deux de ses trois filles ont suivi ses traces et hérité de sa passion pour le hockey. De fil en aiguille, papa Michaud a commencé à s’impliquer au sein de l’Association du hockey mineur de Farnham (AHMF) , comme entraîneur des équipes atome CC, pee-wee CC, bantam CC et midget CC. Il a également été président de l’AHMF pendant quatre ans et président du Tournoi provincial novice atome de Farnham pendant quatre ans, en plus d’assumer la présidence de la Ligue zonale Yamaska-Missisquoi.

Robert Michaud a également collaboré à la création de la Ligue de hockey féminin de l’Estrie, participé à l’intégration du hockey féminin de niveau AA dans la région de l’Estrie, agi comme porte-parole de l’Estrie au sein de la Ligue inter-régionale féminine  du Richelieu et assumé la présidence des premiers championnats provinciaux féminins.

«À l’époque, les gars acceptaient mal que des filles puissent les battre au hockey. On a même poussé l’affront jusqu’à exclure les filles des séries éliminatoires. J’ai décidé que c’en était trop», rappelle le père de Claudine et An-Liese Michaud, deux hockeyeuses qui ont notamment évolué avec des équipes collégiales et universitaires (les Carabins de l’Université de Montréal notamment).

Redonner au suivant

Robert Michaud s’estime privilégié d’avoir pu redonner aux jeunes une partie de ce qu’il avait reçu durant sa jeunesse.

«Les jeunes m’ont fait partager le plaisir d’être avec eux derrière le banc, fêter la victoire, pleurer la défaite, redoubler d’effort, être créatif. Comme tout sport d’équipe, le hockey est une école de vie par laquelle les jeunes apprennent à respecter leurs coéquipiers, leurs entraîneurs et les arbitres, comme ils auront à le faire dans la vie de tous les jours», affirme le principal intéressé.

M.Michaud laisse également entendre que les postes qu’il a occupés au sein du hockey mineur lui ont permis de «grandir en tant qu’individu et de voir grandir la relève de demain».

Robert Michaud a délaissé les organisations sportives, mais s’implique aujourd’hui au sein de SLA Québec, une association qui vient en aide aux personnes atteintes de la maladie de Lou Gherrig. Le nouveau membre du Temple de la renommée a appris qu’il était atteint de cette maladie neuro dégénérative mortelle en septembre 2010.

«Comme j’’ai toujours demandé à mes joueurs et à mes joueuses de ne jamais baisser les bras, de redoubler d’efforts et de ne jamais lâcher, j’aurais été ingrat de m’appitoyer sur mon sort. J’ai plutôt décidé de m’impliquer pour faire connaître la sclérose latérale amyothophique et amasser des fonds pour la recherche. Mes efforts et ceux de cette organisation contribueront peut-être un jour à trouver un remède à cette terrible maladie», insiste-t-il.

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