Notre-Dame: le hameau de la famille DesRivières sort de l’oubli

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Par Claude Hebert
Notre-Dame: le hameau de la famille DesRivières sort de l’oubli
Le nouveau site d’interprétation et ses dix panneaux explicatifs relatent l’histoire du hameau de Malmaison

PATRIMOINE – Fabien Poirier et son équipe de bénévoles peuvent dire: mission accomplie! Le site d’interprétation de Malmaison, situé aux abords du pont couvert de Notre-Dame de Stanbridge, est enfin accessible au public au terme de quatre années de préparatifs.

 

«Nous avons dû consacrer près de 15 000 heures à la réalisation de ce projet. Le dernier sprint a été particulièrement exigeant, alors que trois d’entre nous se sont réunis tous les soirs, de 18h à minuit, pendant plus d’un mois, pour mettre la touche finale», précise M. Poirier.

Les recherches ont débuté en septembre 2010 pour prendre fin en juillet 2013.

«Comme on voulait s’assurer de la véracité des informations déjà disponibles, il nous a fallu éplucher les registres fonciers, actes notariés, fonds de musées et articles de journaux pour valider le tout. Un travail de moine», indique le président d’Héritage Stanbridgeois.

Jeff Asnong (rédaction des textes anglais), David J. Ellis (vérification des textes anglais), Gérald Harbour (rédaction des textes français), Annie Lessard (aménagement paysager) et Denis Gamache (conception graphique et mise en place) ont par ailleurs donné un solide coup de main au noyau initial composé de Fabien Poirier, Jean-Pierre Gamache, Stephen Hanigan, Danielle R. Poirier. Lucy Hanigan, Annie Lessard et Michel Pelletier.

Hameau Malmaison

Le hameau Malmaison doit son implantation à François-Amable DesRivières (enfant adoptif de James McGill) et à l’arrivée de ses propres fils, François-Guillaume (1833) et Henri DesRivières (1841), dans le canton de Stanbridge.

Véritables entrepreneurs dans l’âme, les frères DesRivères y construiront un moulin à bois (1842) et un moulin à farine (1843), puis un pont couvert (1843) et une chapelle de bois (1845). Un magasin général, un bureau de poste (1845), une école de rang (1863), une tannerie (disparue en 1883), une manufacture (disparue en 1889) et une gare (1864 à 1942) viendront s’y ajouter au fil des ans.

«En 1879, le seul village de Malmaison ou Des Rivières, sans inclure les fermiers de cette section de la paroisse Notre-Dame des Anges, comptait pas moins de 175 personnes», précise Jeff Asnong, dans un document annexé à l’ouvgrage Histoire de Notre-Dame des Anges de Stanbridge.

Le territoire de la municipalité Notre-Dame des Anges sera fusionné à celui de Notre-Dame de Stanbridge en 1913.

Le nouveau site d’interprétation et ses dix panneaux explicatifs relatent l’histoire du hameau de Malmaison, tout en mettant en valeur les derniers édifices qui y subsistent: manoir (propriété privée), école de rang (restaurée en 2005), moulin à grain (propriété privée), bureau de poste (nouvel emplacement) et pont couvert (dernière structure de type Howe au Québec en voie d’être classé bâtiment historique).

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Pierre Lagacé
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Merci pour votre article. Je vais m’en servir sur mon blogue.

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