12 demandes d’aide médicale à mourir administrées depuis décembre dernier

Par Mathieu Majeau
12 demandes d’aide médicale à mourir administrées depuis décembre dernier
Entre le 10 décembre 2015 et le 9 juin 2016

SANTÉ. 16 demandes d’aide médicale à mourir ont été formulées dans la région de l’Estrie entre le 10 décembre 2015 et le 9 juin dernier. De ce nombre, 12 requêtes ont été administrées. C’est ce que révèle le rapport annuel 2015-2016 sur les soins en fin de vie du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l’Estrie – Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CIUSSS de l’Estrie-CHUS).

Au cours de cette même période, 39 sédations palliatives continues ont été offertes. Notons que ce type d’intervention soulage les souffrances en rendant le patient inconscient.

Entre le 10 décembre 2015 et le 9 juin 2016, 298 personnes se trouvaient en soins palliatifs de fin de vie en centre hospitalier de courte durée. 1 160 personnes étaient en soins palliatifs et de fin de vie à domicile pour la même période. Enfin, entre le 10 décembre 2015 et le 9 juin 2016, 191 personnes se trouvaient en soins palliatifs et de fin de vie en maison de soins palliatifs. La région de l’Estrie est desservie par trois maisons de soins palliatifs soir la Maison Aube-Lumière, la Maison Au Diapason et la Maison Cinquième Saison.

Par contre, le CIUSSS de l’Estrie-CHUS n’a pas de statistiques sur le nombre de personnes en soins palliatifs et de fin de vie en centre d’hébergement et de soins de longue durée.

«Pour le moment, cette donnée ne peut être recueillie par manque d’un système d’information clinique dans plusieurs centres d’hébergement et par l’absence de moyens permettant d’identifier les résidents qui sont en soins palliatifs ou de fin de vie, soit lors de l’admission ou soit en court d’hébergement», écrit-on sur le site web du CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

Un seul CHSLD en Estrie possède des lits dédiés aux soins palliatifs et qui admet de la clientèle de toute provenance. 54 patients ont été admis entre le 10 décembre 2015 et le 9 juin 2016 sur cette unité.

Par ailleurs, le CIUSSS de l’Estrie-CHUS n’est pas en mesure de préciser à quel endroit les soins de fin de vie ont été administrés.

«On ne peut pas dire combien il y en a eu en CHSLD, à l’hôpital ou dans les maisons de soins palliatifs. On ne donne pas ce genre de données. Ni dans quelle municipalité ces décès ont lieu», a souligné Annie-Andrée Émond, coordonnatrice aux communications pour l’organisme de la santé.

À noter que l’établissement de santé de l’Estrie doit faire un rapport aux six mois quant aux demandes d’aide médicale à mourir auprès de la Commission des soins en fin de vie.

La différence entre les 12 demandes d’aide médicales à mourir qui ont eu lieu et les 16 requêtes s’explique. «Deux patients n’étaient pas éligibles à recevoir ce traitement. Une personne a été soulagée de la douleur et une personne est décédée avant de recevoir l’aide médicale à mourir», a indiqué Mme Émond.

Formation

Au cours des derniers mois, le CIUSSS de l’Estrie-CHUS a offert de la formation aux médecins omnipraticiens, spécialistes et à l’ensemble du personnel médical.

«La formation du volet #1 a été offerte entre novembre 2015 et mai 2016. De plus, la Faculté de médecine de l’Université de Sherbrooke a offert une formation complémentaire. La formation reprendra à compter de l’automne prochain», a déclaré Linda Gagnon, directrice adjointe des services professionnels pour le CIUSSS-CHUS.

Plus de 300 médecins à travers le territoire de l’Estrie ont reçu la formation sur le soin de l’aide médicale à mourir.

«La formation touchait la sédation palliative continue, les directives médicales anticipées, les soins palliatifs et l’aide médicale à mourir. La formation se donne en petits groupes de 20 à 30 personnes», a souligné Mme Gagnon qui est aussi coordonnatrice du groupe interdisciplinaire de soutien pour le CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

Certains médecins ne recevront pas la formation puisqu’elle n’est pas pertinente à leur pratique médicale. C’est le cas des cardiologues par exemple.

Quant aux médecins n’ayant pas reçu la formation et qui ont une demande de soins de fin de vie, le groupe interdisciplinaire de soutien est en mesure de transmettre le protocole.

«Je peux envoyer un protocole. Il peut y avoir un échange téléphonique afin que ce médecin soit apte à donner le soin. Un médecin peut même se déplacer afin de répondre à la procédure», a expliqué Mme Gagnon.

Soins de fin de vie entre le 10 décembre 2015 et 9 juin 2016

Nombre de sédations palliatives continues administrées : 39

Nombre de demandes d’aide médicale à mourir formulées: 16

Nombre d’aides médicales à mourir administrées: 12

Source: CIUSSS de l’Estrie-CHUS

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