Venise-en-Québec réclame une sortie sur l’autoroute 35

Par Gilles Berube
Venise-en-Québec réclame une sortie sur l’autoroute 35
Une simulation du pont de l'autoroute 35 au-dessus de la rivière aux Brochets. En haut

INFRASTRUCTURES. La municipalité de Venise-en-Québec réclame du ministère des Transports qu’il construise un échangeur au croisement de la route 202.

La route 202 s’étend du fleuve Saint-Laurent, un peu au sud de Salaberry-de-Valleyfield, jusqu’à Cowansville. Chemin faisant, elle traverse Venise-en-Québec et Pike-River. La section de l’autoroute 35 qu’il reste à construire doit passer sous la route 202, entre Venise et Pike-River. De fait, ce croisement sera à cheval sur  la limite du territoire de Pike-River et de Saint-Sébastien.

Les municipalités de Saint-Sébastien et de Pike-River bénéficieront de l’accès à l’autoroute par l’échangeur à l’intersection de la route 133, à Saint-Sébastien. Selon Jacques Landry, maire de Venise-en-Québec, le prolongement de l’autoroute n’apportera rien à sa municipalité. Pourtant, elle passera à environ cinq kilomètres de la limite est de son territoire.

Présentement, il est à peine avantageux d’utiliser l’autoroute 35 pour se rendre à Venise. Dans ce cas, il faut sortir à l’échangeur de la route 133. De là, on peut se diriger vers Pike-River et emprunter la route 202. On peut aussi revenir vers Saint-Sébastien et prendre la route 227 jusqu’à Venise.

Levier

M. Landry estime qu’un échangeur se justifie au croisement de la route 202. à cet endroit, le ministère des Transports a prévu un pont d’étagement (viaduc) qui passera par-dessus l’autoroute. Il suffit d’y ajouter des bretelles. Venise-en-Québec a déjà obtenu l’appui de la MRC du Haut-Richelieu et celui de la Ville de Saint-Jean-sur-Richelieu dans ses démarches auprès du ministère des Transports.

Une telle infrastructure se justifie-t-elle pour une municipalité 1640 habitants? M. Landry en est assuré. Elle se justifie pour les résidents permanents, mais aussi pour tous les villégiateurs qui fréquentent la baie Missisquoi. Elle profiterait aussi à la population de Saint-Georges-de-Clarenceville et à ses villégiateurs. Il faudrait alors moins d’une heure pour aller de Montréal à la baie.

Avec les projets touristiques à venir, une sortie d’autoroute est déjà souhaitable, estime M. Landry. En outre, une sortie de l’autoroute clairement identifiée à Venise-en-Québec aurait un effet de levier sur le développement à plus long terme de l’industrie touristique locale.

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