Notre-Dame-de-Stanbridge: le Groupe Benoit Fontaine relève de nouveaux défis

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Par Claude Hebert
Notre-Dame-de-Stanbridge: le Groupe Benoit Fontaine relève de nouveaux défis
Pascal Monnier, Lucille, Marcel et Benoit Fontaine. (Photo : L’Avenir & Des Rivières – Claude Hébert)

AGRICULTURE. La production avicole n’a plus de secret pour Benoit Fontaine dont l’entreprise accumule les succès et fait aujourd’hui figure de chef de file dans une industrie en pleine croissance.

Fils d’agriculteur, Benoit Fontaine a travaillé dans le réseau de l’éducation pendant plusieurs années avant d’intégrer l’entreprise familiale en 1999.

Avec le support de ses parents, Marcel et Lucille, qui l’encourageaient à voler de ses propres ailes, Benoit Fontaine a fait l’acquisition d’une première ferme d’élevage de poulets à griller à Notre-Dame-de-Stanbridge en 2005, puis d’une seconde à Stanbridge Station en 2010.

Son entreprise compte aujourd’hui trois fermes et dix bâtiments qui produisent 2,6 millions de poulets et plusieurs dizaines de milliers de dindons, soit l’équivalent de sept millions de kilos par an. De quoi nourrir plus de 220 000 personnes à raison d’une consommation annuelle de 33 kilos par individu.

La construction du dernier poulailler de Benoit Fontaine, d’une superficie de 45 000 pi2 sur trois étages, a nécessité 48 jours ouvrables de travail et un investissement de 1,5 M$. Le bâtiment a accueilli un premier arrivage de poussins en décembre dernier. Et, ce n’est pas fini!

Le propriétaire planifie déjà la construction d’un onzième poulailler de 50 000 pi2 qui devrait être fonctionnel à l’été 2019.

«Le prochain poulailler aura une capacité de production de 80 000 oiseaux par an. Avec ça, on peut nourrir une population de 40 000 habitants pendant une année entière», signale M. Fontaine.

Au terme de ce projet, le contingent de l’entreprise équivaudra à 3 500 vaches laitières

Autres nouveautés

Le Groupe Benoit Fontaine a également investi 750 000 $ au cours des derniers mois dans la construction d’un nouveau siège social de 2 000 pi2, d’un garage-atelier de 4 400 pi2 et d’une salle de réception de 2000 pi2 qui seront inaugurés le 24 novembre prochain. L’édifice abritera notamment des bureaux, une cafétéria, une salle de lunch, un vestiaire et un dispensaire.

Cet immeuble, que M. Fontaine appelle à la blague le «Poules Palace», vient remplacer le bâtiment multifonctionnel de Notre-Dame rasé par un incendie le 11 novembre dernier.

Toujours à l’affût de nouveaux défis, Benoit Fontaine a consacré 250 000 $ additionnels à la création d’une usine d’anolyte d’une capacité de production de 400 litres à l’heure.

«Ce produit biodégradable viendra remplacer tous les produits nettoyants (savons, désinfectants, dégraisseurs), chlores et acides utilisés dans nos établissements. Notre capacité de production nous permettra même d’en vendre à d’autres fermes et entreprises. Certains producteurs nous ont déjà signifié leur intérêt», précise M. Fontaine.

L’entreprise utilisera 15 000 litres d’anolyte par semaine pour ses propres besoins. Les 26 000 litres excédentaires seront disponibles pour la vente au détail.

Le propriétaire ajoute qu’il s’agira de la troisième usine du genre au Québec, mais également de la plus grosse au Québec et à l’est de la Saskatchewan.

La mise en service de cette nouvelle installation, prévue pour le 24 novembre prochain, entraînera la création d’un poste à temps plein.

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