Technologie haptique: le gouvernement fédéral investit 2 M$ dans une entreprise de Bromont

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Par Xavier Demers
Technologie haptique: le gouvernement fédéral investit 2 M$ dans une entreprise de Bromont
Le président et fondateur de Boreas Technologies, Simon Chaput, le député fédéral de Brome–Missisquoi, Denis Paradis, accompagnés d’employés de l’entreprise située dans le Technoparc de Bromont (Photo : L'Avenir et des Rivières - Xavier Demers)

TECHNOLOGIE. Le gouvernement fédéral investira 2 M$ dans l’entreprise Boreas Technologies, située à Bromont, pour le développement de la technologie haptique, qui consiste à des technologies qui utiliseront le sens du toucher.

«Ces 2 M$ vont nous permettre de continuer le développement de notre technologie au cours des trois prochaines années, développer de nouveaux produits et prouver la valeur environnementale de nos produits sur les marchés mondiaux, a indiqué le président et fondateur de Boreas Technologies, Simon Chaput. Un exemple le plus simple, c’est votre téléphone qui vibre quand vous recevez un message texte ou un appel. À plus long terme, ça va être vraiment de toucher ce que vous voyez sur votre écran.»

L’annonce a été faite au nom du ministre de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique, Navdeep Bains, par le député de Brome–Missisquoi, Denis Paradis.

«Le Canada veut se positionner comme étant avant-gardiste au niveau des nouvelles technologies, je trouve ça tout à fait extraordinaire, surtout que ça se fasse ici à Bromont, a affirmé M. Paradis. Pour Ottawa, il y a deux centres de haute technologie reconnus au Québec, il y a Saint-Laurent et Bromont. Bromont, on voit comment ça se développe en haute technologie. Il y a beaucoup de futur.»

Le développement de la technologie haptique se fait petit à petit, mais elle pourrait se faire rapidement dans les prochaines années.

«On peut prendre l’exemple de quelqu’un qui va magasiner sur Internet, veut acheter un nouveau chandail et veut sentir la texture du tissu. Il va pouvoir glisser son doigt sur l’écran et voir si c’est le bon coton ou la bonne soie, avant de le commander», a donné en exemple Simon Chaput.

«Il y a quelqu’un qui me demandait ce que c’était cette technologie-là. C’est un peu comme si tu avais un chat virtuel, que tu le flattes et que tu sens le poil du chat», a pour sa part imagé Denis Paradis.

Boreas fournit l’électronique qui peut réduire jusqu’à dix fois la quantité d’énergie nécessaire.

«On peut penser que cette technologie va être intégrée dans tous nos appareils, les téléphones cellulaires, les montres intelligentes. Ça va contribuer à réduire l’empreinte écologique.»

L’entreprise prévoit lancer son premier produit au début de l’année 2019. Ce produit sera utilisé pour donner un plus grand éventail de vibration et pourrait être utilisé pour remplacer les boutons mécaniques.

D’ici deux ans, Boreas Technologies vise avoir une vingtaine d’employés, alors qu’elle en compte une douzaine en ce moment. À long terme, l’entreprise espère avoir une centaine d’emplois dans les cinq prochaines années.

Devenir un chef de file

Le Canada s’est récemment classé au quatrième rang de l’indice mondial d’innovation dans les technologies propres, du Global Cleantech Innovation Index, en 2017.

«Un nombre record de 13 entreprises canadiennes font maintenant partie du top 100 du Global Cleantech, en 2018, a avancé Denis Paradis. Notre pays a de quoi être fier.»

Le secteur emploie environ 170 000 Canadiens et se chiffre à environ 26 G$. Le gouvernement canadien a investi près 2,3 G$ en technologies propres lors du dernier budget.

«Il y a pas de dichotomie entre l’environnement et l’économie, a affirmé M. Paradis. Ça doit marcher ensemble. On souhaite créer des emplois verts pour les Canadiens dans des domaines prometteurs et en pleine croissance.»

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