Des capsules vidéos pour aider à contrer la maltraitance envers les aînés de Brome-Missisquoi

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Par Claude Hebert
Des capsules vidéos pour aider à contrer la maltraitance envers les aînés de Brome-Missisquoi
Andréanne Larouche, chargée de projet, Isabelle Tardif, directrice de Justice alternative et médiation, Dany Beauregard, rédacteur et metteur en scène des capsules, Patrick Caron, responsable du tournage, sont entourés de quelques-uns des comédiens amateurs ayant collaboré au projet et des représentants de divers organismes oeuvrant auprès des aînés. (Photo : L’Avenir & Des Rivières – Claude Hébert)

BIEN-ÊTRE. Le projet de lutte contre la maltraitance et l’intimidation envers les personnes âgées de Brome-Missisquoi vient de franchir un nouvelle étape avec le lancement d’une formation et d’une série de capsules d’information et de sensibilisation destinée au personnel des résidences pour aînés et aux organismes oeuvrant auprès de cette clientèle vulnérable.

Ce projet, parrainé par Justice alternative et médiation (JAM) et financé par le ministère de la Famille et des Aînés à hauteur de 172 053 $, a été réalisé en partenariat avec la Maison des jeunes (MDJ) Le Boum et les centres d’action bénévole de Farnham, de Bedford et de Cowansville. Il découle du plan d’action gouvernemental 2017-2022 pour contrer les abus envers les personnes âgées.

«Il y a un lien naturel entre intimidation et maltraitance. Nous sommes heureux que l’expertise développée par notre organisme en matière d’intimidation puisse servir dans ce projet», indique Isabelle Tardif, directrice de JAM.

La chargée de projet, Andréanne Larouche, signale que cette initiative a permis de concevoir et d’animer des ateliers de sensibilisation sur la base de capsules vidéo de 90 à 150 secondes réalisées par Dany Beauregard, du CAB de Farnham, avec la complicité de Patrick Caron, de la MDJ de Bedford. Une douzaine de comédiens amateurs, tous citoyens de Brome-Missisquoi, se sont également prêtés au jeu.

«J’ai bien aimé collaboré à ce projet. Redonner aux autres, lorsque l’on est à la retraite, c’est très gratifiant», signale Éric Chalifoux, de Sutton, que l’on peut apercevoir dans l’une des capsules vidéos sous les traits d’un aîné victime d’abus.

Ce dernier ajoute que sa participation au projet a fait remonter en lui des souvenirs douloureux, ceux d’un grand-père ayant été dépossédé par son fils. Un rapport intimidant-intimidé d’une autre époque, mais qui demeure brûlant d’actualité.

«Les capsules, disponibles en français et en anglais, présentent des situations qui ressemblent à la réalité», précise le réalisateur Dany Beauregard.

Les cinq capsules vidéo réalisées à ce jour traitent des différentes formes d’abus envers les aînés – l’âgisme, la négligence involontaire, la maltraitance financière, la maltraitance psychologique, l’intimidation envers les résidents – tout en abordant au passage d’autres réalités comme l’isolement et la solitude.

«Nous avons voulu ratisser large», explique Mme Larouche.

Les formations, destinées aux intervenants, sont disponibles en formats de 90 minutes, de 150 minutes et de repas conférence. Les responsables du projet souhaitent également à une formule atelier qui permettrait de rejoindre les aînés directement. Le matériel sera par ailleurs disponible sur Internet éventuellement.

Les organismes oeuvrant auprès des aînés peuvent déjà réserver une date de formation à compter de janvier en composant le 450-777-6471.

 

MALTRAITANCE: OÙ SIGNALER ?

. Les citoyens de 50 ans et plus, vulnérables, isolés et démunis, sont particulièrement à risque.

. La ligne Aide Abus Aînés a traité quelque 20 200 appels du 1er octobre 2010 au 31 décembre 2016.

. La population est invitée à signaler tout cas de maltraitance à la ligne Aide Abus Aînés au 1-888-489-2287.

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