Le décès tragique du journaliste Gaétan Girouard: 20 ans plus tard

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Par Eric Patenaude
Le décès tragique du journaliste Gaétan Girouard: 20 ans plus tard
André Charbonneau, un bon ami de Gaétan Girouard, lui a rendu hommage en lui dédiant un touchant texte. On le voit ici aux côtés d'Yves Bélanger, directeur général du Centre de prévention du suicide la Haute-Yamaska. Patenaude) (Photo : GranbyExpress-Éric Patenaude))

COMMUNAUTÉ.  Le 14 janvier 1999. Onde de choc dans le milieu médiatique et au Québec. Le journaliste vedette de TVA et coanimateur de l’émission d’enquête J.E., Gaétan Girouard, met fin à ses jours. 20 ans plus tard, des proches et le Centre de prévention du suicide de la Haute-Yamaska (CPSHY) commémorent le départ soudain de cette personnalité publique dans le cadre de la Semaine nationale de prévention du suicide.

Pour les plus jeunes, Gaétan Girouard n’est qu’un illustre inconnu. Pour les plus âgés, on se souvient des interventions du journaliste au bulletin de nouvelles de 18h et de ses reportages percutants de l’émission d’affaires publiques J.E. C’est toutefois ici à Granby qu’il a fait ses classes derrière le micro à la défunte station de radio CHEF AM au début des années 80. Ce parcours professionnel prend toutefois une tournure inattendue en janvier 1999.

À l’occasion de la 29e Semaine nationale de prévention du suicide, un bon ami du disparu, André Charbonneau, a tenu à l’honorer en lui dédiant un touchant texte. L’écrit posthume sera d’ailleurs bien en vue à l’intérieur des bureaux du CPSHY, a promis le directeur général de l’organisme, Yves Bélanger.

Pour Natalie Préfontaine, l’hommage rendu à son défunt conjoint fait du bien, et ce, même après toutes ces années.

«Ça fait un petit baume de savoir que les gens se souviennent de ton conjoint. C’était un gars sympathique et très populaire. Mais c’était aussi une personne très terre à terre et très accessible pour monsieur et madame tout le monde. Et c’est pour ça que les gens l’aimaient autant», a avoué Mme Préfontaine.

Natalie Préfontaine, la veuve de Gaétan Girouard, était présente lors de la commémoration du décès de son conjoint. Deux amis du disparu, Jacques Viens et Gilles Dion, en ont d’ailleurs profité pour rappeler les qualités humaines du journaliste décédé à l’âge de 33 ans. Photo-GranbyExpress-Éric Patenaudeussi une personne très terre à terre et très accessible pour monsieur et madame tout le monde. Et c’est pour ça que les gens l’aimaient autant», a avoué Mme Préfontaine.

Mère de deux grandes filles aujourd’hui âgées de 26 et 28 ans, Natalie Préfontaine admet avoir toujours en tête la fatidique journée du 14 janvier. «Ça fait 20 ans, mais c’est comme si c’était hier. Je suis la rescapée de tout ça. Le suicide, ça touche la famille, les enfants (…). Mes filles, lundi dernier (14 janvier 2019), elles m’ont appelé en pleurant. C’est comme ça chaque année. On est marqué au fer rouge. On apprend à vivre avec, mais on n’oublie jamais.»

Sensibilisation et activités

Le geste irréparable commis à l’époque par Gaétan Girouard ébranle la province. Entre le 15 janvier et le 15 février 1999, le Centre de recherche et d’intervention sur le suicide et l’euthanasie a recensé pas moins de 155 décès par suicide durant cette période, selon une étude menée par Michel Tousignant six ans après le suicide de M. Girouard. Alors qu’habituellement, janvier est le mois où le taux de suicide est à son plus bas (moins d’une centaine de cas).

«L’effet Gaétan Girouard, ç’a été catastrophique sur les statistiques», a mentionné le directeur général du CPSHY, Yves Bélanger. Parmi les hypothèses avancées pour expliquer cette flambée de suicides, M. Bélanger soutient que le traitement médiatique du décès du journaliste a pu pousser des individus à s’enlever la vie.

Rappelons que le CPSHY participera à la Semaine nationale de prévention du suicide sous le thème «Parler du suicide, sauve des vies», du 3 au 9 février prochain.

 

À ne pas manquer!

-La conférence de Josée Boudreault et Louis-Philippe Rivard

L’animatrice radio-télé présentera sa conférence «Rebondir après l’épreuve» avec son conjoint, le lundi 4 février, à 19h, au Palace de Granby. Activité gratuite. Les laissez-passer sont disponibles à la billetterie du Palace.

-Une pause-réflexion

Les intervenants en santé mentale sont invités à participer à une demi-journée de ressourcement, le jeudi 7 février, de 9h à 12h, au Centre d’interprétation de la nature du lac Boivin. Conférence de Richard Chagnon: «Stress-déstresse, peut-on réellement gérer le stress?».

Ligne d’intervention: 450-375-4252
Ligne administrative: 450-375-6949

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