Denis Paradis demande des modifications au Traité relatif aux eaux limitrophes

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Par Claude Hebert
Denis Paradis demande des modifications au Traité relatif aux eaux limitrophes
Catherine McKenna, ministre de l’Environnement et du Changement climatique, soutient la démarche du député de Brome-Missisquoi. (Photo : Gracieuseté)

ENVIRONNEMENT. Le député Denis Paradis poursuit sa croisade pour protéger les rivières et lacs canado-américains avec le dépôt d’un projet de loi visant à modifier le Traité relatif aux eaux limitrophes.

Le représentant de Brome-Missisquoi à la Chambre des communes est d’avis que l’entente entre le Canada et les États-Unis signée en 1909 est mal adaptée aux réalités du 21e siècle.

«Depuis la signature du Traité, il y a plus de 110 ans, les activités humaines et industrielles ont augmenté de façon significative. À cette époque, on se préoccupait davantage des dossiers liés aux inondations et à la hauteur des eaux que des questions environnementales. Au début du siècle dernier, la qualité de l’eau n’était pas encore au centre des préoccupations des Canadiens et des Américains, mais les choses ont bien changé depuis», explique M. Paradis.

Des appuis de taille

L’instigateur du projet de loi ne fait pas cavalier seul, deux ministres du gouvernement Trudeau ayant déjà donné leur appui au projet de loi. Il s’agit de Chrystia Freeland, ministre des Affaires étrangères, et de Catherine McKenna, ministre de l’Environnement et du Changement climatique.

La sénatrice Rosa Galvez, une experte canadienne en matière de contrôle de la pollution, soutient également la démarche du député Denis Paradis.  Il en va de même avec de nombreux députés, maires et organismes de la région de Brome-Missisquoi ayant transmis des lettres d’appui au bureau de leur député fédéral.

Il convient de rappeler que le Traité s’applique à 82 cours d’eau frontaliers et interpelle plus de 160 élus des deux côtés de la frontière.

Travail de longue haleine

Denis Paradis est bien conscient que la modification du Traité ne se fera pas du jour au lendemain, mais ne s’en fait pas outre mesure.

«Une négociation, ça demande du temps. Surtout pas avec l’administration américaine actuelle, il ne faut pas s’imaginer qu’on va traiter ça en six mois. Il ne faut pas rêver en couleurs», indique-t-il.

Le député voit le dépôt du projet de loi comme un signal, un départ.

«Il y a de l’appui partout, car ça touche 78 députés de tous les partis politiques confondus. Il y avait deux députés bloquistes avec moi lors de l’annonce (…) et même Maxime Bernier, en Beauce, soutient notre démarche», poursuit M. Paradis.

Ce dernier estime par ailleurs que le projet de loi va avoir un impact non négligeable sur les membres de la Commission mixte internationale.

«Le projet est envoyé tout de suite à Washington, à la Commission mixte internationale, aux élus canadiens et américains. Ça crée un mouvement en faveur d’une zone tampon», explique-t-il.

Avec la collaboration de Xavier Demers

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