Des fouilles archéologiques riches d’enseignement à Saint-Armand

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Par Claude Hebert
Des fouilles archéologiques riches d’enseignement à Saint-Armand
Un nouveau site archéologique a été découvert en 2015 le long de la rivière aux Brochets. (Photo : Gracieuseté - Ethnoscop)

HISTOIRE. Les fouilles archéologiques aux abords de la rivière aux Brochets devraient permettre d’en apprendre un peu plus sur l’occupation de ce territoire par les communautés autochtones avant l’arrivée de l’homme blanc.

«Deux grandes familles linguistiques – les Iroquoiens et les Algonquiens –  ont fréquenté et habité diverses régions du Québec au fil du temps. Les sites archéologiques découverts à Saint-Armand auraient vraisemblablement été marqués par la présence des Iroquoiens – c’est l’hypothèse la plus plausible – qui y auraient séjourné à plusieurs reprises dans l’histoire», indique Laurence Johnson, vice-présidente de la firme Ethnoscope et directrice du projet.

Les archéologues ne seront pas en terrain inconnu, l’été prochain, à Saint-Armand. Un premier site (BgFg-16) a été exploré en 1998 sur la rive gauche de la rivière aux Brochets. Un autre site (BgFg-19) a été découvert en 2015 sur la rive droite du même cours d’eau. Ces deux endroits feront l’objet de nouvelles fouilles entre les mois d’août et décembre prochain (voir autre article).

Mme Johnson précise que l’on n’a pas encore trouvé de vestiges de bâtiments en bordure de la rivière, les traces de structures ayant pu disparaître à la suite d’inondations. Des indices, ajoute-t-elle, laissent cependant croire à la présence de foyers.

«À ce jour, trois outils et 66 éclats de taille en pierre ont été découverts sur le site BgFg-16. Les fouilles préliminaires effectuées sur le site BgFg-19 en 2015 ont par ailleurs permis de mettre à jour trois éclats de pierre et 153 tessons de poterie», résume la vice-présidente de la firme Ethnoscope.

Ces témoins d’une autre époque ont été déposés aux bureaux du ministère de la Culture à Québec.

À la demande du ministère des Transports du Québec, Mme Johnson n’est pas autorisée à fournir des détails sur la superficie des deux sites à l’étude ni sur leur localisation exacte. Il en va de même pour le calendrier des travaux et la composition de l’équipe d’archéologues qui prendra part aux fouilles.

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