Les maires de Farnham et de Bromont rencontrent la ministre Marie-Claude Bibeau

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Par Claude Hebert
Les maires de Farnham et de Bromont rencontrent la ministre Marie-Claude Bibeau
La ministre Marie-Claude Bibeau est entourée des maires Steve Lussier, de Sherbrooke, Vicki-May Hamm, de Magog, Louis Villeneuve, de Bromont, et Patrick Melchior, de Farnham. (Photo : tirée de Facebook)

TRANSPORT. Quatre maires de l’Estrie et de la Montérégie ont discuté de l’état du réseau ferroviaire Sherbrooke-Saint-Jean-sur-Richelieu, mercredi matin, avec Marie-Claude Bibeau, députée de Compton-Stanstead et ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire au sein du gouvernement Trudeau.

Présent à la rencontre, le maire de Farnham, Patrick Melchior, signale que l’entretien avec la ministre Bibeau s’inscrit dans le cadre d’une démarche initiée par le monde municipal dans le but de se faire entendre des différents paliers de gouvernement au sujet des retombées économiques et environnementales liées à une mise à niveau des voies ferrées utilisées pour le transport de marchandises et de passagers.

«Les municipalités de Sherbrooke, Magog, Bromont et Farnham ont à cœur de mener ce dossier à terme. Il existe une synergie incroyable entre les maires de la région en matière de transport ferroviaire et la ministre a pu en être témoin ce matin. En groupe, on est toujours plus fort», indique M. Melchior.

Même si certaines municipalités ont des revendications bien précises au sujet du transport par train – Farnham souhaite relocaliser la cour de triage à l’extérieur de son centre-ville alors que Bromont déplore la présence de wagons à proximité des écoles – le maire Melchior refuse de voir le chemin de fer comme une problématique et le perçoit plutôt comme un élément structurant.

«Il a été démontré que le transport de marchandises par train sur de longues distances (300 km et plus) est moins coûteux que le transport routier. L’utilisation du train produit également moins de gaz à effet de serre», explique-t-il.

Ce dernier est par ailleurs d’avis que les entreprises «vont lever la main» et se prévaloir de l’opportunité qui s’offre à eux si le projet de réfection du réseau ferroviaire Sherbrooke-Montréal se concrétise.

«Réglons d’abord le transport de marchandises, le transport de passagers va suivre», ajoute-t-il.

Implication de la MRC

La MRC de Brome-Missisquoi entend être plus présente que jamais dans le dossier de la mise à niveau du réseau ferroviaire entre Sherbrooke et Saint-Jean-sur-Richelieu.

Réunis en assemblée publique, mardi soir, les maires de Brome-Missisquoi ont autorisé la direction de la MRC à assurer la coordination du dossier, avec le soutien du consultant Donald O’Hara, en relève à la Ville de Magog qui pilotait le projet jusqu’à tout récemment.

La MRC est prête à s’investir dans le projet (temps et expertise), tout en laissant aux quatre villes de la table de concertation (Sherbrooke, Magog, Bromont et Farnham) le soin de défrayer les honoraires de M. O’Hara pour un maximum de 200 heures de travail.

«Chacune des quatre municipalités participantes va payer 25 % des honoraires du consultant. Pour Farnham, ça représente une facture de 5000 $», résume le maire Melchior.

Selon le maire de Farnham, M. O’Hara aura notamment pour mandat de préparer une demande d’aide financière au Fonds national des corridors commerciaux.

«Le dépôt de la demande de subvention est imminent», indique-t-il, sans fournir plus de détails.

Toujours selon le maire Melchior, il appartiendra également au consultant de solliciter des rencontres avec les représentants des divers ministères provinciaux et fédéraux concernés.

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