Les cyanobactéries prolifèrent à la baie Missisquoi

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Par Claude Hebert
Les cyanobactéries prolifèrent à la baie Missisquoi
Les cyanobactéries ont augmenté à un niveau élevé avec les chaleurs de juillet. (Photo : gracieuseté – M. H. Guillemin Batchelor)

ENVIRONNEMENT. Les algues bleu-vert (cyanobactéries) se sont multipliées dans la baie Missisquoi au cours des dernières semaines et le ministère de l’Environnement a émis un mémo invitant les riverains et touristes à la prudence.

Selon Marie-Hélène Guillemin Batchelor, une citoyenne du secteur de Philipsburg qui effectue des prélèvements d’eau depuis trois ans pour le compte du Département de la santé du Vermont, les cyanobactéries «ont débuté timidement» le 12 juin dernier, puis «augmenté à un niveau élevé» – c’est-à-dire dangereux pour qui en absorbe en nageant – avec les chaleurs de juillet.

«Hier (le 16 juillet), l’échantillonnage de l’eau au quai de Philipsburg montrait une grande quantité de cyanobactéries. Les algues bleu-vert sont davantage présentes sur les rives de la baie Missisquoi qu’en son centre», précise la bénévole qui a reçu une formation du Lake Champlain Committee (LCC).

Cette dernière explique que le bassin de la baie Missisquoi est peu profond et que l’eau qui s’y trouve se réchauffe vite. Les cyanobactéries utilisent la photosynthèse pour remonter à la surface de l’eau. Elles sont principalement causées par un surplus de phosphore.

«Il est donc prudent, lorsqu’il y a présence de cyanobactéries, de se rincer si on a été dans l’eau, car, mine de rien, les algues bleu-vert contiennent des toxines», ajoute Mme Guillemin Batchelor.

Mémo du ministère de l’Environnement

Le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC) a par ailleurs rédigé un mémo signalant la présence de cyanobactéries sous forme de fleurs d’eau dans les secteurs de Philipsburg (quai municipal et rue de la Plage) et de Venise-en-Québec (quai municipal, camping Les Âcres verts, plage du parc Jameson et 56 route 202).

Cette mise en garde est basée sur le signalement d’un citoyen et de prélèvements effectués le 3 juillet à partir des rives du lac Champlain.

Le MELCC a transmis une copie du mémo aux directeurs généraux de la Ville de Bedford et des municipalités de Saint-Armand, Stanbridge Station, Venise-en-Québec et Saint-George-de-Clarenceville leur demandant d’aviser les exploitants de plages organisées localisées sur les rives du lac Champlain et l’opérateur de la station de production d’eau potable du secteur Philipsburg.

Les autorités municipales concernées sont également invitées à informer les riverains et touristes des précautions générales à prendre en présence d’une fleur d’eau.

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stephane Cadoret
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stephane Cadoret

Continuer à laisser le béton sur les berges….