À 108 ans, Rose Boulanger Tétreault aime toujours les mots croisés

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Par Claude Hebert
À 108 ans, Rose Boulanger Tétreault aime toujours les mots croisés
Rose Boulanger Tétreault a reçu une gerbe de fleurs du conseiller municipal Normand Déragon. (Photo : L’Avenir & Des Rivières – Claude Hébert)

ANNIVERSAIRE. La Résidence Bedford a rendu hommage à sa doyenne, le 11 octobre dernier, deux jours avant la date anniversaire de Rose Boulanger Tétreault. Le premier ministre François Legault lui a également fait parvenir une lettre de félicitations.

À 108 ans, cette dernière est en bonne santé et respire la joie de vivre. Elle a encore de la jasette, conserve une excellente mémoire et n’a rien perdu son intérêt pour les mots croisés. À part une baisse de son audition, rien ne trahit son âge avancé.

Mme Boulanger Tétreault se souvient encore très bien des paroles de <@Ri>Donalda<@$p>, une chanson à répondre de son cru qu’elle prend encore plaisir à interpréter.

Une vie bien remplie

Rose Boulanger a vu le jour à Farnham le 13 octobre 1911 et était l’aînée d’une famille de sept enfants. À 15 ans, au décès de sa mère, elle a notamment dû prendre soin de ses frères et sœurs.

«Mon père travaillait pour le CP (Canadien Pacifique) et la compagnie lui donnait des tickets pour les voyages en train. Je me souviens être allée à Québec et à Bic, au Nouveau-Brunswick, en famille», indique-t-elle.

La jeune femme s’est par la suite occupée des quatre enfants de Charles Tétreault, un veuf de 16 ans son aîné, qu’elle finira par épouser. Les enfants ont finalement été placés chez leurs parrains et marraines au décès de la mère de Charles qui habitait avec son fils. Il n’était pas question pour Charles et Rose d’habiter ensemble sans avoir officialisé leur union devant Dieu. Autre époque, autres mœurs!

«On s’est mariés le lendemain de Pâques. J’avais 23 ans et Charles en avait 40. Le voyage de noces a duré une semaine et on l’a passé chez mon grand-père», signale notre interlocutrice.

Le couple s’est établi sur une ferme laitière de Sainte-Sabine et a eu sept enfants. L’aînée est décédée 44 jours après sa naissance.

«Au départ des enfants, on est retournés vivre à Farnham. J’ai alors fait des travaux d’entretien à la banque, puis travaillé à la cuisine et vu à l’entretien des chambres à l’hôtel de la gare», poursuit la centenaire.

Cuisine et couture

Comme les femmes de sa génération, Rose Boulanger Tétreault a notamment cuisiné sur un poêle à bois en s’inspirant du livre de recettes de Sœur Berthe.

«Nous avions des vaches, des cochons et des poulets à la maison. On abattait un animal au besoin, on faisait boucherie», se souvient la principale intéressée.

Mme Boulanger Tétreault affirme avoir toujours aimé la broderie et la couture.

«À l’époque, tout se faisait à la main. On a eu une machine à coudre beaucoup plus tard», signale-t-elle.

La dame se souvient de son mari comme étant un bon danseur et un bon chanteur.

«Chaque fin de semaine, on allait danser à Sainte-Brigide, chez des connaissances. On devait être 20 ou 25 personnes dans la cuisine ou au salon, assez pour avoir du plaisir», précise-t-elle.

La famille de Rose et Charles ont également visité l’Exposition agricole de Bedford à plusieurs reprises.

«Je me souviens y avoir vu un cheval qui faisait des tours d’adresse. Il enlevait la cigarette de la bouche d’un homme ou indiquait son âge en frappant des coups sur le sol avec son sabot», ajoute Mme Boulanger Tétreault.

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