Deux ex-élus de Bedford appuient les OSBL aux prises avec une hausse de loyer

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Par Claude Hebert
Deux ex-élus de Bedford appuient les OSBL aux prises avec une hausse de loyer
Michel St-Louis, ex-conseiller municipal, Hélène Boucher, du Cercle de fermières et Gilles Lemaire, des Chevaliers de Colomb, sont très critiques à l’endroit des affiches apposées sur les murs du centre communautaire par la Ville de Bedford. (Photo : L’Avenir & Des Rivières – Claude Hébert)

MUNICIPAL. Deux anciens élus de la Ville de Bedford ont également pris position en faveur des organismes aux prises avec une importante hausse de loyer.

Michel St-Louis, ex-conseiller municipal et principal organisateur des courses de chevaux sous harnais de Bedford, est l’un de ceux-là.

«J’ai toujours été fier de Bedford, mais là, ma fierté en prend un coup. La Ville devrait plutôt encourager les associations locales au lieu de demander à leurs administrateurs de récolter de l’argent des gens de l’extérieur qui souhaitent participer à leurs activités. Si les gens n’ont plus de plaisir à faire du bénévolat, ils vont rester chez eux et déserter nos commerces. En bout de ligne, ce sont les marchands du centre-ville de Bedford et, par ricochet, l’ensemble des consommateurs qui va en payer la note. Le bénévolat est un acteur important du développement local dont une municipalité ne saurait se passer», affirme-t-il.

Ce dernier ajoute que Bedford envoie «un bien mauvais message» aux résidants des localités environnantes au lieu de leur dire: bienvenue chez nous, car c’est aussi chez vous.

«Je ne veux pas que quelqu’un vienne me dire: c’est rendu qu’on doit payer pour aller chez vous», insiste-t-il.

«Quand je vois ça, j’ai honte d’être Bedfordois.»

Michel St-Louis, ex-conseiller municipal

Autre appui

L’ex-maire et ex-conseiller municipal Pierre-Paul Ravenelle abonde dans le même sens.

«Une ville, ce n’est pas une entreprise. Contrairement à une entreprise, qui vise à rémunérer les apports de ses actionnaires, une ville n’a pas d’objectif de rentabilité. Elle doit plutôt rendre des services de qualité à sa population et redistribuer la richesse le plus équitablement possible. Et, parmi la richesse d’une ville, il faut saluer l’apport incontournable des organismes communautaires (…) Au lieu de considérer de haut ces organismes et de les percevoir comme un fardeau financier, je vous suggère fortement d’ouvrir vos œillères et de travailler à la reconnaissance de leur autonomie puisque ce sont les gens de la communauté qui les ont créés et qui les portent à bout de bras», plaide l’ancien politicien qui se présente également comme membre des Chevaliers de Colomb de Bedford depuis 47 ans.

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