COVID-19: tout un casse-tête pour les gestionnaires de camps de jour

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Par Claude Hebert
COVID-19: tout un casse-tête pour les gestionnaires de camps de jour
La Ville de Bedford a accueilli 150 enfants, l’an dernier, dans le cadre de ses camps de jour estivaux. (Photo : Gracieuseté)

LOISIRS. Annulation des sorties extérieures, mise au rancart de certaines installations, intensification des mesures sanitaires, nouveaux ratios animateur/usagers, période d’inscription reportée ou prolongée, les gestionnaires de camps de jour ne l’ont pas facile cette année en raison de la pandémie de coronavirus.

Si le gouvernement du Québec a mis fin au climat d’incertitude des derniers mois en annonçant l’ouverture des camps de jour pour le 22 juin et plusieurs des espaces publics extérieurs, les entreprises, organismes et municipalités responsables de cette activité doivent maintenant tout mettre en œuvre pour livrer la marchandise. Pas question pour eux de laisser tomber les enfants ou leurs parents, malgré les difficultés attribuables à la COVID-19.

Farnham

Même si la période d’inscription a été prolongée d’une semaine, soit jusqu’au 8 mai, le nombre d’usagers du camp de jour de Farnham a chuté d’une centaine (de 330 en 2019 à 240 en 2020). D’autres défections pourraient subvenir dans les prochains jours puisque les parents ont jusqu’au 5 juin pour confirmer le retrait de leurs enfants. La facturation devrait suivre dans les prochaines semaines.

«À ce jour, nous avons reçu dix demandes de retrait pour l’abonnement saisonnier et quinze demandes de retrait partiel. C’est la première fois qu’on vit une telle situation», signale Roxanne Roy-Landry, directrice du service des loisirs à la Ville de Farnham.

La Municipalité prévoit accueillir 100 enfants de cinq à sept ans et 140 autres de huit à douze ans du 29 juin au 14 août. Ce nombre inclut une dizaine de jeunes avec besoins spéciaux.

«La priorité est accordée aux familles de Farnham et de Sainte-Sabine. Les parents dont les enfants figurent sur la liste d’attente devraient avoir de nos nouvelles après le 5 juin», ajoute Mme Roy-Landry.

Farnham a retenu les services de 40 moniteurs et accompagnateurs, mais pourrait devoir en embaucher six ou sept autres pour rencontrer les nouveaux ratios employés/usagers imposés par le gouvernement du Québec.

«On veut s’inspirer des mesures sanitaires et de distanciation physique mises en place dans le réseau scolaire. On pense même aller faire de l’observation dans les écoles primaires pour mieux se préparer à ce qui nous attend», poursuit la coordonnatrice.

Bedford

À Bedford, la période d’inscription pour les camps de jour devrait commencer dans les prochaines semaines.

«Nous ne sommes pas les seuls dans cette situation, car la moitié des camps de jour du Québec n’ont pas encore ouvert leur période d’inscription. On attendait de voir les ratios animateur/usagers, la capacité d’accueil de nos installations et l’aide financière gouvernementale disponible avant d’aller de l’avant», indique Sophie Anne Lévesque, coordonnatrice du service des loisirs à la Ville de Bedford.

Pas moins de 150 enfants ont participé aux camps de jour l’an dernier, incluant une douzaine avec besoins spéciaux.

«Nous avons dû mettre une croix sur les sorties extérieures. On regarde présentement la possibilité de faire appel à des firmes de l’extérieur pour faire de l’animation à Bedford», précise Mme Lévesque.

Autre nouveauté cette année, le service des loisirs prévoit délaisser l’école Mgr-Desranleau et utiliser les équipements municipaux pour la tenue des camps de jour. On pense plus particulièrement à l’aréna, les parcs, le sentier Keith-Sornberger, la presqu’île Jean-Dunnigan, le jardin communautaire du ROC des Rivières

Ange-Gardien

À Ange-Gardien, les camps de jour pour les jeunes résidents de cinq à douze ans commenceront le 29 juin pour se terminer le 13 août. Les inscriptions sont en cours depuis lundi et se terminent le vendredi 5 juin.

Comme la capacité d’accueil est limitée à une cinquantaine d’enfants par semaine, la priorité sera accordée aux foyers dont les deux parents travaillent à l’extérieur de la maison.

La Municipalité envisage également la possibilité de limiter le nombre de semaines par enfant afin de respecter les nouveaux ratios animateur/usagers.

La programmation n’inclut aucune sortie extérieure, mais les responsables prévoient organiser une activité thématique pour chacune des sept semaines des camps.

«Cette année, aucun service de garde ne sera offert, mais la journée d’activités commencera deux heures plus tôt et se terminera deux heures plus tard. Les moniteurs auront des journées plus longues, mais travailleront quatre jours au lieu de cinq», signale la directrice générale de la Municipalité, Brigitte Vachon.

Quelque 70 enfants avaient fréquenté le camp de jour d’Ange-Gardien l’an dernier.

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