Le CPE Le Colibri réclame davantage de places au permis

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Par Claude Hebert
Le CPE Le Colibri réclame davantage de places au permis
Le ministère de la Famille a déboursé 260 000 $ en 2019 pour des travaux de maçonnerie, mais la mise à niveau des installations du CPE Le Colibri nécessitera des investissements additionnels. (Photo : L'Avenir & Des Rivières - Archives)

PETITE ENFANCE. Le Centre de la petite enfance (CPE) Le Colibri revient à la charge en demandant au ministère de la Famille de lui attribuer des places additionnelles et de l’autoriser à emménager dans un nouveau bâtiment.

«Les membres de notre conseil d’administration ont eu tout un choc en apprenant qu’un CPE de Bedford, Le Château des frimousses, souhaitait implanter un nouveau bâtiment à Farnham et avait soumis une demande en ce sens au ministère. Notre établissement réclame une relocalisation depuis des années, mais sans succès, alors que c’est sa survie même qui est en jeu. C’est à n’y rien comprendre», indique Claude Jetté, directeur général intérimaire de la du CPE Le Colibri.

Ce dernier rappelle que les installations du Colibri sont désuètes et peu fonctionnelles. La cuisine est notamment située au troisième étage et chaque étage dispose de son propre réfrigérateur, ce qui ne facilite en rien la distribution des repas. Les poupons sont par ailleurs logés au deuxième étage et doivent emprunter un escalier exigu pour se déplacer d’un palier à l’autre.

«Tout le monde s’entend pour dire que le vieux bâtiment est un gouffre sans fond et qu’il est plus dispendieux de maintenir l’édifice existant que d’en construire un neuf», plaide M. Jetté.

Les autorités gouvernementales ont notamment dû investir 260 000 $ en 2019 pour des travaux de maçonnerie, mais des fonds additionnels seront nécessaires pour remplacer les fenêtres et résoudre un problème d’infiltration d’eau au sous-sol.

«Nous avons acheminé une demande au ministère, en mars dernier, au sujet de la fenestration, mais nous n’avons pas de nouvelles», signale le DG intérimaire.

Selon M. Jetté, un nouvel immeuble faciliterait également le recrutement des clients et des employés.

«Le CPE Le Colibri, c’est le parent pauvre de Brome-Missisquoi.»

  • Claude Jetté, directeur général intérimaire de l’établissement

Appui de la Ville et de six CPE

Les administrateurs du CPE Le Colibri laissent également entendre que la pérennité de l’établissement passe par une augmentation du nombre de places au permis.

«Nous disposons actuellement de 57 places, mais nous souhaitons en avoir de 60 à 80 afin de maximiser l’utilisation de nos ressources. L’ajout de nouvelles places nous permettrait également de mieux répondre aux besoins de la population. La demande pour des services de garde subventionnés par le gouvernement continue d’augmenter et notre liste d’attente de 150 noms (en date de mai dernier) le démontre bien», explique M. Jetté.

La nouvelle requête du conseil d’administration du Colibri sera acheminée au ministre de la Famille à la fin août ou au début de septembre.

«Nous allons joindre à notre demande la lettre d’appui de la Ville de Farnham et celles de six autres CPE de Brome-Missisquoi. Nous n’avons pas jugé utile de solliciter l’appui du Château des frimousses», indique le directeur général par intérim.

Selon M. Jetté, la députée et ministre Isabelle Charest n’entend pas interférer dans le processus administratif, tout en prêtant une oreille attentive aux demandes du CPE Le Colibri.

«Le ministère de la Famille avait donné le feu vert à certains projets qui, pour toutes sortes de raisons, ne se sont jamais réalisés. Mme Charest souhaite vérifier si Le Colibri est éligible à l’obtention d’une partie des places déjà acceptées, mais non développées», résume notre interlocuteur.

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