Deuxième confinement: le téléphone ne dérougit pas à l’ACEF Montérégie-est

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Par Sarah Villemaire
Deuxième confinement: le téléphone ne dérougit pas à l’ACEF Montérégie-est
«Le meilleur conseil que l'on peut donner, c'est de faire un budget que l'on appelle d'urgence dans la situation actuelle. La personne doit calculer ses dépenses, ses revenus afin de bien calculer son budget. Ce n'est pas le temps de penser aux biens de luxe», souligne Nicole Laverrière, directrice de l'ACEF Montérégie-est. (Photo : Granby Express - Archives)

FINANCES. Les Québécois ont à peine eu le temps de souffler un peu que le deuxième confinement est bel et bien commencé. La fermeture temporaire de quelques secteurs économiques et les mesures de confinement plus strictes occasionnent tout un casse-tête financier pour plusieurs. Plus que jamais, l’Association coopérative d’économie familiale (ACEF) Montérégie-est tend la main à ceux et celles aux prises avec des problèmes financiers, le temps de se remettre sur pied.  

Implantée depuis plus de 40 ans à Granby, l’ACEF Montérégie-est a pour principale mission d’éduquer, d’informer et de sensibiliser les consommateurs en matière de budget, d’endettement, de consommation responsable et de logement. Bien que grandement occupé en période habituelle, l’organisme ne manque pas d’ouvrage ces temps-ci. Depuis les dernières semaines, les conseillères budgétaires sont sollicitées de part et d’autre afin d’aider les particuliers à passer à travers le second confinement. «J’ai l’impression que cette vague-ci va être sérieuse. Lors de la première vague, les gens se sont sentis sécurisés avec les nombreuses subventions gouvernementales donc c’était plus tranquille de notre côté», affirme Nicole Laverrière, directrice de l’ACEF Montérégie-est.

À peine revenu du congé des Fêtes, l’organisme reçoit de nombreux appels de particuliers à la recherche de solutions financières. «Ce que l’on voit, c’est des gens qui veulent rembourser la PCU qui ont pris même en n’ayant pas le droit. D’autres personnes ont bénéficié des arrêts de paiement de leur hypothèque et ont eu droit à des assouplissements financiers qui sont présentement terminés . Ça mène son lot de problèmes, car si tu n’as pas encore de revenus et que les paiements arrivent, tu es dans le trouble», explique Nicole Laverrière. En attente d’aide gouvernementale de la part du provincial et fédéral, les particuliers se tournent vers l’organisme pour les aiguiller. «Il va avoir beaucoup d’appels, mais on est prêt à les accompagner et les aider de notre mieux pour qu’ils puissent prendre de bonnes décisions», souligne la directrice.

L’ACEF Montérégie-est dispose maintenant d’un point de service à Cowansville. Ses locaux sont situés dans l’ancien salon funéraire, au 109 rue William, local 111. Info.: 450-305-0440.

Qui dit problème financier, dit aussi avoir parfois de la difficulté à payer son loyer. Outre les conseils financiers, l’équipe de Nicole Laverrière offre son aide dans la défense des droits des locataires. «Notre objectif est de leur donner les étapes à suivre pour faire reconnaître les droits du locataire et du propriétaire si jamais il y a une impasse», explique Nicole Laverrière. Depuis le début de la pandémie, les conseillers budgétaires ont reçu peu d’appels en ce sens. L’organisme encourage fortement les locataires à contacter directement le propriétaire lorsqu’un souci financier survient. «Il ne faut pas attendre le 15e jour du mois pour dire à son propriétaire que l’on ne peut pas payer le loyer. Parfois, des ententes peuvent se faire entre eux lors de situation précaire», souligne-t-elle. En cas de complication, le tribunal du logement peut s’avérer la décision ultime.

Se faire un budget, la clé de tous les maux

Depuis de nombreuses années, l’organisme répète souvent les mêmes mots à sa clientèle, soit planification budgétaire. «Le meilleur conseil que l’on peut donner, c’est de faire un budget que l’on appelle d’urgence dans la situation actuelle. La personne doit calculer ses dépenses, ses revenus afin de bien calculer son budget. Ce n’est pas le temps de penser aux biens de luxe. C’est le moment de se donner une certaine austérité, car parfois le petit coussin que l’on avait est maintenant fondu», souligne Nicole Laverrière.

Malgré la pandémie, l’ACEF n’a pas diminué ses services et offre son appui à distance où les rencontres se font jusqu’à nouvel ordre via téléphone et visioconférence.

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