La CNESST identifie les causes de l’accident mortel chez Cannara Biotech

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Par Claude Hebert
La CNESST identifie les causes de l’accident mortel chez Cannara Biotech
La CNESST a retenu deux causes pour expliquer l’accident mortel survenu chez Cannara Biotech en décembre dernier. (Photo : Photo: L’Avenir & Des Rivières – Archives)

TRAVAIL. Les résultats de l’enquête de la Commission sur les normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) permettent aujourd’hui d’en savoir un peu sur les causes de l’accident mortel survenu le 7 décembre dernier chez Cannara Biotech inc., un producteur de cannabis de Farnham.

Dans un rapport rendu public ce matin, la CNESST prend d’abord soin de rappeler les circonstances de l’accident. Cette journée-là, Bernard Vaudry, un agent de sécurité de Cannara Biotech, accompagnait deux techniciens-câbleurs devant procéder à l’installation de la fibre optique dans une zone non exploitée de l’entretoit du bâtiment.

Pour ce faire, les trois travailleurs ont franchi la porte du garde-corps. M. Vaudry est par la suite resté en retrait pendant que les techniciens accédaient à leur espace de travail. L’agent de sécurité a cependant dévié de sa trajectoire alors qu’il circulait sur les panneaux architecturaux avant de chuter sur une tuile du plafond suspendu. Le panneau s’est détaché du plafond sous le poids de M. Vaudry et a entraîné le malheureux travailleur dans une chute de 4,87 mètres sur le sol de béton. La victime a été transportée dans un centre hospitalier, où son décès a été constaté.

Deux facteurs en cause

La CNESST attribue l’accident à deux facteurs distincts.

. 1 L’agent de sécurité circulait sur des panneaux architecturaux et il a dévié de sa trajectoire avant d’être entraîné en chute libre vers le plafond suspendu, qui a cédé sous son poids.

. 2 La gestion de la santé et la sécurité était déficiente puisqu’aucune évaluation du risque n’avait été réalisée. Une situation qui a exposé le travailleur à un danger de chute en hauteur dans la zone non exploitée de l’entretoit du bâtiment.

À la suite de l’accident, la CNESST a délivré à l’employeur un constat d’infraction assorti d’une amende et a condamné l’accès à la zone non exploitée de l’entretoit. Cette interdiction a été levée le 19 février dernier après que l’employeur eut installé des garde-corps en bordure des tuiles du plafond suspendu et élaboré une procédure de travail sécuritaire pour contrôler l’accès à l’ensemble de l’entretoit.

Mesures de prévention

La CNESST rappelle que tout travailleur doit être protégé s’il est exposé à un danger de chute de plus de trois mètres. Des garde-corps, des équipements d’accès (plateformes élévatrices) et, en dernier recours, une protection individuelle (harnais de sécurité) peuvent notamment être utilisés en guise de mesures de protection.

Pour éviter la répétition d’un tel accident, la CNESST demandera à l’Association provinciale des agences de sécurité d’informer ses membres des conclusions de l’enquête.

Le ministère de l’Éducation et le ministère de l’Enseignement supérieur diffuseront par ailleurs, à titre informatif et à des fins pédagogiques, le rapport d’enquête dans les établissements de formation délivrant une attestation d’agent de sécurité.

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