Val-des-Cerfs s’objecte au projet d’école alternative

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Par Sarah Villemaire
Val-des-Cerfs s’objecte au projet d’école alternative
Bien que la réponse définitive soit décevante, le comité de parents ne perd pas espoir qu'un tel projet arrive à se concrétiser d'ici les prochaines années. Une séance d'information virtuelle aura d'ailleurs lieu sur la page Facebook du comité le 6 juillet prochain pour parler des prochaines avenues. (Photo : Pixabay)

ÉDUCATION. Après plus de cinq ans de démarches, le Comité pour la création d’une école alternative à Granby n’a pas reçu l’appui escompté de la part du Centre des services scolaire du Val-des-Cerfs (CSSVDC) afin d’implanter leur projet. Une décision qui a été officiellement rendue publique par le directeur général, Éric Racine, lors de la dernière séance publique du conseil le 16 juin dernier.

Trois fois plutôt qu’une, Olivier Bégin-Caouette, membre du comité de parents, a soulevé la question lors de la prise de parole du public au cours des dernières séances concernant la venue éventuelle d’une école alternative à Granby. Après plusieurs années de pourparlers et d’attente, le verdict est finalement tombé. Le CSSVDC a décidé de ne pas aller de l’avant dans cette proposition. Une déception pour le comité qui s’attendait à une tout autre réponse de la part de la direction. «On est vraiment déçu, parce que l’on était si près du but. On explique très mal ce qui s’est passé», affirme Olivier Bégin-Caouette.

Depuis les derniers mois, une lueur d’espoir en faveur du projet s’est fait sentir auprès de la communauté alors que Val-des-Cerfs a créé en début d’année un comité ad hoc pour se pencher ardemment sur la question. D’autant plus que deux nouvelles écoles primaires verront le jour à Granby pour la rentrée scolaire 2022 offrant une ouverture pour la réalisation de ce projet. Une bonne intention qui a manqué de transparence tout au long du processus, selon M. Bégin-Caouette. «On a grandement accueilli l’idée d’un comité ad hoc. On avait demandé, pour les biens de la cause, un processus complet et transparent. On peut penser que le processus a été complet, mais on ne peut pas dire que ça l’a été transparent,  parce qu’aucun membre de notre équipe a siégé sur le comité ad hoc qui a été crée par le CSSVDC. Il faut aussi rappeler que l’on n’a jamais rencontré le comité dans leur processus décisionnel», explique le père de famille.

Le manque d’espace mis en cause

C’est dans une lignée d’une vingtaine de considérants que le conseil de Val-des-Cerfs a tranché la question. «Le manque d’espaces dans les établissements scolaires de la ville et l’absence de locaux vacants en nombre suffisant dans une même école pour accueillir le projet» ont, entre autres, été évoqués par le conseil pour expliquer sa décision.

Malgré l’implantation de deux nouvelles écoles primaires à Granby à compter de 2022, la direction souhaite «limiter les transferts forcés et de permettre, dans la mesure du possible, d’inscrire l’élève à l’école située près de sa résidence» afin de limiter les changements de trajets au niveau du transport scolaire, a réitéré la vice-présidente du conseil, Mélanie Huard, lors de son allocution.

Mentionnons que la direction s’est dite toutefois ouverte à l’implantation de pédagogie alternative et de participation à des projets à vitesses variables au rythme des différents milieux en fonctions de l’adhésion des écoles à cette philosophie».

Le combat se poursuit

Bien que la réponse définitive soit décevante, le comité de parents ne perd pas espoir qu’un tel projet arrive à se concrétiser d’ici les prochaines années. Une séance d’information virtuelle aura d’ailleurs lieu sur la page Facebook du comité le 6 juillet prochain pour parler des prochaines avenues. Impliqué depuis quelque temps, Olivier Bégin Caouette passera, par le fait même, le flambeau à d’autres parents qui souhaiteront s’impliquer pour la cause. Convaincu des bienfaits d’une école alternative à Granby, ce père continuera d’appuyer, de près ou de loin, le comité.

«Tant qu’il y aura des parents qui croient à ce projet-là, le comité va vivre et la mobilisation va se poursuivre», conclut Olivier Bégin-Caouette.

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