L’aménagement d’un jardin de pluie aide à lutter contre les déversements d’eaux usées

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Par Claude Hebert
L’aménagement d’un jardin de pluie aide à lutter contre les déversements d’eaux usées
Bernard Mercier, de la firme RAPPEL, responsable de la conception et de l’aménagement du jardin de pluie de démonstration au centre communautaire Goerges-Perron. (Photo : L’Avenir & Des Rivières – Claude Hébert)

ENVIRONNEMENT. La Ville de Bedford invite sa population à participer à un vaste projet de gestion des pluies destiné à contrer les déversements d’eaux usées dans la rivière aux Brochets. Le gouvernement du Québec, la MRC de Brome-Missisquoi et l’Organisme de bassin versant de la baie Missisquoi (OBVBM) collaborent également à ce projet.

Comme plusieurs municipalités au Québec, la Ville de Bedford interdit désormais le branchement des gouttières domestiques au réseau d’égout municipal et oblige les citoyens à prendre les mesures nécessaires pour que les eaux de pluie recueillies par les gouttières s’égouttent sur une surface perméable à 1,5 mètre de la fondation.

Si plusieurs citoyens se contentent de rejeter les eaux pluviales dans la pelouse, il leur est également possible de les diriger vers une platebande (aussi appelée jardin de pluie) où elles pourront s’accumuler de façon temporaire avant d’être absorbées par la végétation ou de retourner à la nappe phréatique.

«L’aménagement d’un jardin de pluie offre plusieurs avantages sur le plan environnemental. Un tel ouvrage agit en effet comme un bassin de biorétention qui aide à la protection des cours d’eau et des habitats aquatiques», explique Bernard Mercier, de la firme RAPPEL.

La préfète adjointe de la MRC de Brome-Missisquoi, Sylvie Dionne Raymond, abonde dans le même sens et rappelle qu’un premier jardin de pluie a été aménagé, voilà maintenant douze ans, dans le stationnement du siège social de cette organisation.

Un dépliant fournissant de l’information sur la conception et les avantages du jardin de pluie est disponible à l’hôtel de ville de Bedford, aux bureaux de la MRC de Brome-Missisquoi et dans certains établissements commerciaux.

Une denrée précieuse

Une résidence produit en moyenne 700 litres d’eau par m2 de toiture chaque année. Cela veut dire que les eaux de pluie ruisselant sur le toit d’une maison génèrent un volume de plusieurs dizaines de milliers de litres par année.

«L’aménagement d’un jardin de pluie constitue donc une action individuelle ayant un impact direct sur les installations d’une municipalité comme la nôtre. Sa mise en place aide en effet à prévenir la saturation du réseau d’égout municipal et un éventuel déversement du trop-plein d’eaux usées dans la rivière», explique Normand Deragon, conseiller municipal à la Ville de Bedford.

Ce dernier rappelle que l’eau est une denrée précieuse – on la qualifie souvent d’or bleu – et que les citoyens peuvent contribuer à la protéger en évitant le gaspillage.

«Une famille de deux adultes et de deux enfants consomme en moyenne 150 000 litre d’eau (150 mètres cubes) chaque année. Pour la Ville de Bedford, ayant une population de 2600 habitants, on parle de plus 100 millions de litres d’eau par an», ajoute-t-il.

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