Pôle géographique de Bedford: les gens doivent apprendre à travailler ensemble

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Par Claude Hebert
Pôle géographique de Bedford: les gens doivent apprendre à travailler ensemble
:L’aréna régional de Bedford: un bel exemple de collaboration entre les municipalités de la région. (Photo : L’Avenir & Des Rivières – Archives)

DÉVELOPPEMENT. La relance du pôle géographique de Bedford doit s’appuyer sur une collaboration plus étroite entre les élus, gens d’affaires et représentants du milieu communautaire des huit municipalités concernées. C’est ce qui ressort des sondages téléphoniques et en ligne menés le printemps dernier sous la supervision de la MRC de Brome-Missisquoi.

Cette consultation publique d’envergure a notamment permis à plus de 1300 citoyens – 850 de la grande région de Bedford et 450 des municipalités limitrophes – de s’exprimer sur les facteurs d’attractivité, les défis à relever et les pistes de solutions à mettre à place pour relancer l’économie de ce secteur géographique en perte de vitesse. Au-delà des sondages, des groupes de discussion réunissant élus municipaux, directions municipales, citoyens, commerçants, organismes communautaires et institutionnels ont également contribué à approfondir la réflexion.

De nombreux défis à relever

Les citoyens et autres personnes sondés sont d’avis que la région de Bedford a d’importants défis à relever et doit notamment faire face à un manque d’emplois de qualité, une absence de grands projets et un manque d’espace pour le développement domiciliaire. La méconnaissance des attraits de ce secteur géographique est une autre lacune identifiée par les répondants.

Cette région n’est pas totalement dépourvue pour autant et dispose de bonnes cartes dans son jeu: accès à la propriété abordable, présence de services de santé et d’établissements scolaires, proximité des activités de plein air et dynamisme du secteur agricole.

Les sondages nous apprennent par ailleurs que les gens réclament plus d’activités pour les jeunes et les familles ainsi que des investissements accrus dans les infrastructures de loisirs bâtis et naturels. Aux yeux des citoyens, la relance économique de la région passe également par l’attraction d’entreprises et de commerces offrant des emplois de qualité, la redynamisation des centres-villes et des coeurs villageois ainsi que l’attraction de jeunes familles et de main-d’oeuvre qualifiée.

Un appel à la concertation

Les sondages révèlent également que les citoyens sont généralement défavorables aux fusions et veulent que leur municipalité conserve son identité propre, tout en misant sur une plus grande collaboration entre les différentes entités du pôle géographique de Bedford.

«Nous avons toujours travaillé séparément. Il faut apprendre à travailler ensemble, à faire équipe, pour que le pôle soit de plus en plus beau et de plus en plus attrayant», signale Daniel Tétreault, maire de Notre-Dame-de-Stanbridge et président du comité de relance.

Pour ce dernier, les regroupements de services municipaux sont avantageux pour chacun des partenaires et évitent des dédoublements coûteux.

«La collecte des ordures ménagères et des matières recyclables de notre municipalité est assurée par la Ville de Bedford. Ça nous évite d’acheter des camions et ça permet à Bedford de maximiser l’utilisation de ses véhicules», indique-t-il, à titre d’exemple.

Saint-Ignace-de-Stanbridge a par ailleurs choisi de faire appel à Notre-Dame-de-Stanbridge pour de la location d’équipement. Les deux municipalités se partagent également l’utilisation d’un employé de voirie à raison de 16 heures/semaine par localité.

«Est-il nécessaire d’avoir huit terrains de balle municipaux quand trois ou quatre installations régionales pourraient suffire à la demande?», poursuit le maire Tétreault.

Une version préliminaire en octobre

Un premier jet du plan de relance devrait être rendu public à la mi-octobre par les élus de Bedford, du Canton de Bedford, de Pike-River, de Saint-Armand, de Stanbridge-Station, de Notre-Dame-de-Stanbridge et de Saint-Ignace-de-Stanbridge.

«Le dépôt d’un plan plus complet est par ailleurs prévu pour décembre prochain de manière à ce que sa mise en application puisse commencer en 2022 et se poursuivre au cours des années suivantes», ajoute M. Tétreault.

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