Élections municipales: lutte à deux à la mairie du Canton de Bedford

Photo de Claude Hebert
Par Claude Hebert
Élections municipales: lutte à deux à la mairie du Canton de Bedford
Les citoyens du Canton de Bedford devront se présenter aux urnes, le 31 octobre ou le 7 novembre pour sélectionner les membres du nouveau conseil municipal (Photo : Depositphotos)

POLITIQUE. Deux candidats solliciteront l’appui des résidants du Canton de Bedford lors des élections à la mairie du 7 novembre prochain.

Gilles St-Jean a 67 ans et est retraité.

Ce dernier a servi au sein du service de sécurité incendie du Canton pendant 19 ans, incluant trois ans à titre de chef de brigade.

«J’ai quitté ce poste en 1997 pour me présenter aux élections municipales. J’ai fait mon entrée à l’hôtel de ville cette année-là avant d’être réélu quatre ans plus tard», indique-t-il.

M. St-Jean a été élu maire en 2005 dans le cadre d’une lutte à deux, succédant du même coup à Jean-Jacques Longpré. Il a été réélu à trois reprises par la suite (2009, 2013 et 2017).

«Je suis impliqué au sein de la communauté depuis 43 ans, comme pompier ou élu municipal», résume-t-il.

Le politicien prend soin de rappeler que le taux de taxes municipales du Canton est l’un des plus bas de la MRC de Brome-Missisquoi (deuxième après Bolton-Ouest) et laisse entendre que les terrains de cette localité n’ont jamais été aussi populaires.

«Pas moins de 25 terrains ont été vendus sur notre territoire au cours des deux dernières années. En 2021, la Municipalité a émis huit permis pour des constructions neuves – du jamais vu chez nous – alors qu’une vingtaine d’autres terrains sont vendus, mais pas encore construits», précise-t-il.

Parmi les réalisations marquantes des dernières années, M. St-Jean signale la mise à niveau des bâtiments du terrain des loisirs (200 000 $) qui sont notamment utilisés pour le camp de jour Doby.

«L’été dernier, le camp de jour a accueilli 85 jeunes de 13 municipalités. Tous les frais d’entretien liés à la COVId-19 ont été assumés par le Canton. Cela représente une somme approximative de 130 $ par enfant», indique-t-il.

Le maire sortant est également fier de la mise sur pied d’un service de collecte (déchets domestiques, matières recyclables, matières organiques) en janvier dernier. Le nouveau camion, acquis au coût de 300 000 $, dessert notamment les localités voisines de Stanbridge East et de Sainte-Sabine.

«Cette acquisition nous a permis de baisser le coût des collectes de 250 $ à 150 $ par citoyen tout en permettant à la Municipalité de sauver 100 $ par porte. Ces économies, de l’ordre de 62 000 $ par année, ont notamment servi à l’achat des lumières de rue DEL et des numéros civiques en bordure de route», précise notre interlocuteur.

M. St-Jean se dit par ailleurs heureux de constater la présence de trois citoyens au début de la trentaine parmi les candidats aux élections municipales. «Ça nous prend de la relève», insiste-t-il.

Autre candidature

Pierrette Messier-Peet est native du Canton de Bedford et est revenue s’établir dans son patelin d’origine en 2014 au moment de sa retraite.

Après avoir travaillé à Montréal au début de sa carrière, celle-ci a vécu 30 ans dans l’Ouest canadien où elle a travaillé comme enseignante et administratrice d’écoles dans le réseau scolaire francophone.

Élue conseillère municipale en 2017, Mme Messier-Peet a notamment pris en charge la rédaction de l’album du centenaire du Canton tout en collaborant à l’organisation des festivités de 2019.

«Mon implication dans ce projet m’ont amenée à rencontrer plus d’une centaine de citoyens Je souhaite continuer la discussion et prévois faire la tournée de toutes les résidences et tous les commerces du Canton durant le mois d’octobre», indique-t-elle.

La candidate voit la politique municipale comme une suite logique à son engagement professionnel.

«Les gens de chez nous souhaitent préserver leur identité. Le Canton est une municipalité rurale et la population tient à conserver ce statut», précise-t-elle.

Mme Messier-Peet estime que la tendance n’est pas aux fusions, mais à la collaboration.

«Les petites municipalités comme la nôtre ont intérêt à former des alliances, car ils partagent des défis communs. Collaborer, ça veut dire ouverture d’esprit, acceptation des idées nouvelles», lance-t-elle.

L’aspirante à la mairie se présente comme la candidate du renouveau.

«Ça fait 20 ans que les mêmes idées sont véhiculées. Ça prend du changement et des gens qui sont prêts à travailler ensemble. Il est important pour un élu de pouvoir s’exprimer librement (à la table du conseil) sans être dénigré», ajoute-t-elle.

Cette dernière dit partager les idées de certains candidats aux élections municipales, mais tient à préciser qu’il n’y a pas d’équipe ou de parti politique dans le Canton de Bedford. Seulement des gens ayant une vision commune.

«Je préconise plus de transparence et une approche plus ouverte envers les citoyens. Je crois également que notre municipalité peut conserver un taux de taxes relativement bas tout en offrant de meilleurs services. J’ai pris des notes depuis quatre ans et j’ai une bonne idée des améliorations qui pourraient être apportées», poursuit-elle.

Mme Messier-Peet a profité de son premier mandat au conseil municipal pour assister aux ateliers du congrès de la Fédération québécoise des municipalités (FQM) et a par ailleurs suivi des formations hors-congrès.

«Après avoir laissé ma marque dans la vie de nombreux enfants et de leur famille, je veux maintenant faire une différence dans ma communauté», résume-t-elle.

Partager cet article
S'inscrire
Me notifier des
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires