À quand un plan des mesures d’urgence 2.0 dans Brome-Missisquoi?

À quand un plan des mesures d’urgence 2.0 dans Brome-Missisquoi?

Sylvie Raymond, préfète et Robert Desmarais, directeur général de la MRC de Brome-Missisquoi, n’ont rien oublié de la crise du verglas de janvier 1998.

Crédit photo : Le Guide – Claude Hébert

PREMIERS SECOURS. La majorité des municipalités de Brome-Missisquoi ne possédaient pas de plan de mesures d’urgence pour faire face à la crise. Certaines d’entre elles ont cependant remédié à la situation au cours de 1998.

«Beaucoup de maires ne voyaient pas l’utilité d’un tel exercice et considéraient même qu’il s’agissait d’une perte de temps. Le gouvernement Bouchard a par la suite laissé entendre qu’il exigerait un plan d’urgence dans toutes les municipalités du Québec et un plan régional dans chaque MRC, mais ça ne s’est jamais concrétisé», indique le directeur général de la MRC de Brome-Missisquoi, Robert Desmarais.

Ce dernier tient également à rappeler que des généraux à la retraite domiciliés dans Brome-Missisquoi (Robert Gaudreau, Gabriel Zuliani et autres) ont consacré un an à la rédaction d’un plan de mesures d’urgence destiné à la MRC et aux municipalités de la région.

«Les auteurs du document ont notamment insisté sur l’importance pour les citoyens d’être autosuffisants pendant les 72 premières heures d’un sinistre», signale M. Desmarais.

La préfète de la MRC, Sylvie Raymond, rappelle que plusieurs citoyens craignaient que de nouvelles pannes d’électricité prolongées se produisent dans les années subséquentes et ont pris soin de se doter d’une génératrice ou d’un système de chauffage d’appoint.

Robert Desmarais verrait d’un bon œil l’élaboration, par la MRC de Brome-Missisquoi, d’un plan de mesures d’urgence 2.0 pour faire face à une situation du même genre ou à un désastre d’un autre ordre.

«La tragédie de Lac-Mégantic nous a ouvert les yeux sur les dangers reliés au transport ferroviaire des matières dangereuses. Les changements climatiques des dernières années peuvent également laisser présager des vagues de chaleur extrême dans les années à venir», indique M. Desmarais, à titre d’exemples.

La préfète abonde dans le même sens.

«Il y a toute une réflexion à faire localement et à l’échelle du Québec sur les mesures préventives», affirme-t-elle.