À 43 ans, l’aviculteur Benoit Fontaine prépare déjà la relève

Photo de Claude Hebert
Par Claude Hebert
À 43 ans, l’aviculteur Benoit Fontaine prépare déjà la relève
Benoit Fontaine, Marcel Fontaine et Pascal Monnier. (Photo : L’Avenir & Des Rivières – Claude Hébert)

PÉRENNITÉ. Benoit Fontaine n’a que 43 ans, mais prépare déjà la relève au sein de son entreprise. Une décision d’autant plus sage que ses installations de Stanbridge Station, Notre-Dame-de-Stanbridge et Saint-Alexandre valent aujourd’hui plusieurs dizaines de millions de dollars.

Benoit Fontaine assume la présidence des Producteurs de poulets du Canada, un office national regroupant 2 800 producteurs, depuis un peu plus de deux ans. Cette fonction l’occupe de trois à quatre jours / semaine et l’oblige à voyager partout au Canada.

Pour garantir la bonne marche de son entreprise, durant ses absences répétées, M. Fontaine a fait appel à Pascal Monnier, le fils d’un producteur laitier de Saint-Ignace. Ce jeune homme de 25 ans travaille au sein du groupe depuis 2014 et détient un diplôme d’études collégiales en gestion et exploitation d’entreprises agricoles de Saint-Jean-sur-Richelieu.

M. Monnier assume aujourd’hui la direction générale des poulaillers de Stanbridge Station et de Notre-Dame de Stanbridge, en plus de superviser l’installation de Saint-Alexandre.

«Pour garder un talent comme Pascal, j’ai choisi de l’impliquer dans l’entreprise, non seulement comme directeur général, mais également comme actionnaire. Et, comme je n’ai pas d’enfant, c’est lui qui devrait prendre la relève au sein de l’entreprise», explique M. Fontaine.

  1. Monnier a d’ailleurs déjà fait l’acquisition d’un quota de dindons (5 000 têtes par an) en 2015 et d’un quota de poulets (100 000 têtes par an) en 2017-2018.

«Mes parents ont cru en moi et m’ont aidé à trouver le financement nécessaire à la réalisation de ce projet», précise-t-il.

Le transfert de l’entreprise de M. Fontaine à M. Monnier devrait s’échelonner sur près de deux décennies. Il s’agira du premier transfert à une relève non apparentée dans l’industrie avicole québécoise.

«Ça aurait été facile de tout vendre, mais je préfère assurer la pérennité de l’entreprise  en confiant les guides à une personne en qui j’ai entière confiance. Dans 20 ans, Pascal aura les pleins pouvoirs décisionnels alors que je resterai actionnaire», ajoute l’actuel propriétaire.

Le Groupe Fontaine possède également sept résidences privées, déjà louées à des tiers, et entend grossir son parc immobilier au cours des prochaines années.

Partager cet article