Armes à feu: Saint-Armand demande à Québec de faire marche arrière

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Par Claude Hebert
Armes à feu: Saint-Armand demande à Québec de faire marche arrière
La Loi sur l’immatriculation des armes à feu du Québec fixe au 29 janvier la date limite pour l'enregistrement des armes à feu sans restriction. (Photo : L'Avenir & Des Rivières - Archives)

SÉCURITÉ. Après le Canton de Potton, c’est maintenant au tour du conseil municipal de Saint-Armand de manifester son opposition à la Loi sur l’immatriculation des armes à feu du Québec.

L’administration Chamberlin a adopté une résolution en ce sens, le 14 janvier dernier, à l’occasion de son assemblée mensuelle.

Dans le préambule du texte, le conseil municipal précise que l’adoption de cette résolution fait suite à une demande de la population et dit vouloir exprimer «sa solidarité avec les chasseurs, les tireurs sportifs, les collectionneurs et les citoyens qui jugent ce registre intrusif et inefficace».

Arguments des élus

L’auteur de la résolution signale que la loi instaurant le Service d’inscription des armes à feu du Québec (SIAF), mis en place par le gouvernement Couillard en juin 2016, a été adoptée sans que les députés libéraux aient la chance de se prononcer librement sur la question. La ligne de partie a prévalu sur toute autre considération.

Les élus de Saint-Armand considèrent que l’implantation de ce registre n’apporte aucune mesure de sécurité concrète pour combattre l’importation, la fabrication et la possession d’armes illégales.

«Le SIAF tend à démoniser les armes à feu et les propriétaires honnêtes possédant les permis fédéraux requis, mais laisse complètement de côté les criminels se procurant des armes sur le marché noir», insistent-ils.

Autres considérations

Le conseil municipal croit également que le SIAF risque de connaître le même sort que le registre canadien des armes à feu, dont le coût est passé de 2 M$ à 2G$. On évalue à 17 M$ les coûts d’implantation du registre québécois et à 5 M$ les frais d’exploitation annuels de ce nouveau système.

«L’abandon du registre libérerait des sommes importantes qui pourraient être beaucoup mieux utilisées. En santé mentale, par exemple», plaide l’auteur de la résolution.

Les élus de Saint-Armand proposent enfin au gouvernement du Québec de mettre en place des programmes d’information et d’éducation afin d’enrayer «la stigmatisation des armes» et «la démonisation de leurs propriétaires».

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