Arthur Fauteux sert une mise en garde au gouvernement Couillard

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Par Claude Hebert
Arthur Fauteux sert une mise en garde au gouvernement Couillard
Le vice-président de la CRÉ Montérégie-Est

CONTRIBUTION – Le vice-président de la CRÉ Montérégie-Est, Arthur Fauteux, laisse entendre que les municipalités n’ont pas d’autre choix que de contribuer à l’exercice d’équilibre budgétaire, mais espèrent en retour une véritable reconnaissance du gouvernement du Québec à leur endroit lors de la signature du pacte fiscal 2016.

«Il était illusoire de penser que les municipalités pourraient échapper aux compressions budgétaires du gouvernement Couillard. L’an dernier, on nous avait demandé un effort de 224M $ et, cette fois, on nous retranche 300M $. Ce n’est pas la première fois que les municipalités doivent leur part pour aider à assainir les finances publiques», indique M. Fauteux.

Ce dernier insiste sur le caractère «transitoire» de cette mesure.

«Il s’agit d’un passage obligé vers le retour à l’équilibre budgétaire», ajoute-t-il.

Arthur Fauteux ne dit pas non à une révision des façons de faire. Il affirme également être favorable à une simplification des mécanismes et à un allègement des structures, mais veut s’assurer que le transfert de responsabilités aux Municipalités régionales de comté (MRC) s’accompagne d’un transfert de fonds.

«Le développement régional, dit-il, ça ne se fait pas par l’opération du Saint-Esprit. Ça prend le financement qui va avec.»

Selon le vice-président de la CRÉ Montérégie-Est, les réalités diffèrent d’une région à l’autre et chaque région doit déterminer quels outils lui seront utiles.

«Certaines régions ont besoin de structures similaires à celle des CRÉ ou des CLD, d’autres pas. À chacune de décider de la formule qui lui convient», poursuit M. Fauteux.

Malgré les coupures de 300M $ imposées aux municipalités du Québec par le gouvernement Couillard en 2015, M. Fauteux semble croire que la MRC de Brome-Missisquoi est «capable de faire un bout de chemin» sans toucher aux quote-parts des municipalités. Il admet cependant que les calculs restent encore à faire.

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