Brome-Missisquoi: Alexandre Legault plaide pour une plus grande autonomie alimentaire

Photo de Claude Hebert
Par Claude Hebert
Brome-Missisquoi: Alexandre Legault plaide pour une plus grande autonomie alimentaire
Le candidat Alexandre Legault en compagnie de la chef-propriétaire de L’Archipel, Chloé Ostiguy.. (Photo : L’Avenir & Des Rivières – Claude Hébert)

POLITIQUE. Après avoir passé les dernières semaines sur le terrain, le candidat de Québec solidaire dans Brome-Missisquoi a dévoilé son premier engagement électoral, vendredi dernier, au restaurant L’Archipel.

Dans le but de contrer l’accélération des changements climatiques et de faciliter la transition écologique, Alexandre Legault propose un grand projet de souveraineté alimentaire mettant à contribution les institutions gouvernementales de Brome-Missisquoi.

«Pour nourrir notre monde, on propose que nos écoles, CPE, CHSLD et hôpitaux s’approvisionnent à 70 % d’aliments locaux et à 50 % de produits d’origine végétale», indique-t-il.

Le candidat soutient qu’une telle politique offrirait de belles opportunités aux agriculteurs, transformateurs et distributeurs de la région. Il croit également que pareille initiative apporterait un certain soulagement aux familles qui sont préoccupées par la sécurité alimentaire tout en permettant aux élèves du réseau public et aux bénéficiaires du réseau de la santé qui prennent leurs repas à l’école ou en institution de consommer des aliments frais et de saison.

«La souveraineté fait déjà son chemin dans notre région. L’initiative Racine pop, un OBNL qui opère la cafétéria de l’école primaire de Sutton, démontre que nos idées sont à la fois crédibles et réalisables», affirme M. Legault.

Ce dernier cite également en exemple L’Archipel, ce restaurant de Cowansville qui s’approvisionne en presque totalité (95 %) auprès d’une trentaine de fournisseurs de Brome-Missisquoi et de la Haute-Yamaska.

«L’Archipel offre u menu entièrement local. C’est un exemple concret que s’alimenter avec des produits ultra-locaux, c’est tout à fait possible, c’est bon pour la santé, c’est abordable et c’est excellent», ajoute le candidat.

Cet établissement de restauration, implanté en 2016 aux abords du lac Davignon, sert des repas, offre un service de traiteur et distribue des produits transformés tout en proposant un service d’accompagnement aux entreprises qui aimeraient s’inspirer de son modèle.

Autres propositions

Le porte-parole de Québec solidaire rappelle par ailleurs que sa formation politique propose la mise en place d’un programme de soutien financier pour les entreprises bioalimentaires qui produisent et mettent en marché des aliments à l’échelle locale.

«Les producteurs nous disent qu’ils n’ont pas le temps, le budget ou le personnel nécessaires pour élaborer un calendrier réaliste permettant de rencontrer les attentes des entreprises. À ce titre, une aide financière leur permettrait de mieux s’ajuster aux besoins des clients potentiels et de gagner en efficacité par la même occasion», explique la chef-propriétaire de L’Archipel, Chloé Ostiguy.

Dans le même ordre d’idées, Alexandre Legault souligne que les agriculteurs auraient intérêt à connaître les besoins des institutions gouvernementales en termes de variété et de volume afin d’adapter leur offre à la demande.

«Ces données existent, mais les producteurs d’ici n’y ont pas accès», précise-t-il.

Québec solidaire suggère par ailleurs la création d’infrastructures collectives de transformation et de mise en marché locale. Il est également d’avis que le gouvernement du Québec devrait bonifier les investissements en recherche et développement afin de promouvoir la production et la consommation bioalimentaire locale.

«La recherche pourrait notamment nous aider à développer davantage de produits locaux pouvant se substituer aux fruits et légumes importés de l’étranger et d’adapter les recettes des restaurants en conséquence», laisse entendre Mme Ostiguy.

Le parti d’Alexandre Legault recommande aussi l’adoption d’une loi contre le gaspillage alimentaire avec une cible nationale de réduction et l’obligation pour les acteurs de conclure des ententes avec des organismes reconnus pour une utilisation plus judicieuse des produits invendus.

«Ces propositions sont d’autant plus pertinentes que l’industrie bioalimentaire occupe une place de choix dans la MRC de Brome-Missisquoi avec ses 1100 entreprises (producteurs, transformateurs, distributeurs, restaurants, etc.), ses 5000 emplois et ses 500 M$ de revenus annuels», plaide le candidat.

Partager cet article
S'inscrire
Me notifier des
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires