Chenil condamné à Saint-Alphonse

Anima-Québec a condamné Daniel Vadnais et Martine Kérouak, deux résidents de Saint-Alphonse-de-Granby, à payer 534$ d’amende pour l’insalubrité de leur chenil le 1er décembre dernier, a appris l’Express. Selon les documents publiés par l’organisme, les éleveurs ont également reçu un constat de 534$ pour leur installation inadéquate, ce que réfutent toutefois les principaux intéressés.

 

Le 5 avril 2011, un inspecteur affilié à Anima-Québec, un organisme mandaté par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ), s’est rendu au 116, rang Langevin à Saint-Alphonse-de-Granby où Martine Kéroack et Daniel Vadnais opèrent un chenil.

 

Selon les documents rendus publics par Anima-Québec, 81 chiens se trouvaient dans le garage de 900 pieds carrés et l’inspecteur a relevé deux chefs d’infraction. Les deux propriétaires ont enregistré un plaidoyer de culpabilité le 1er décembre dernier pour «ne pas avoir maintenu propre le lieu où l’animal est gardé» et «pour ne pas s’être assuré que l’aménagement ou l’utilisation ne soit susceptible d’affecter la sécurité ou le bien-être de l’animal». Toujours selon les documents dévoilés par l’organisme, les deux responsables auraient reçu une amende de 1 068$.

 

S’il affirme avoir été mis à l’amende, M. Vadnais précise, dans un premier temps, qu’il n’a reçu qu’une contravention de 500$ pour le premier chef d’infraction. Il minimise toutefois les allégations portées contre lui. «Les chiens sont dans des bacs sur des tapis de caoutchouc et on nettoie le lendemain. Il y avait une crotte séchée dans l’un des bacs lors de la visite», explique Daniel Vadnais, en entrevue téléphonique.

 

Questionné sur les photos fournies par Anima-Québec où l’on voit un chien dans une cage avec un linge bleu sale, un jouet noirci et une surface caoutchouteuse sale, Daniel Vadnais explique que les taches brunâtres, qui recouvrent pratiquement le tapis, ne sont pas des selles, mais plutôt de la ripe.

 

L’Alphonsois qui pratique l’élevage de Pinscher, de Bichons, de Yorkshire et de Chihuahua ajoute que les trous des cages où sont gardés les chiens sont plus grands que les pattes. «Les pattes ne passent pas dans le trou, mais le coussin à tendance à passer dedans. Ça fait une dizaine d’années que je marche de même», dit-il.

 

Une visite de l’Express?
Les particuliers et les animaleries sont les principaux clients du couple. Lorsque l’Express a demandé à visiter le chenil du rang Langevin, Daniel Vadnais a catégoriquement refusé. «Je tolère qu’Anima rentre, mais d’avoir des étrangers, c’est une autre paire de manches», dit-il. Comment fonctionne-t-il alors pour vendre ses bêtes?

 

«La personne ne rentre pas dans le chenil pour voir le chien qu’elle veut acheter. Je prends les chiens et je les rentre dans la maison. C’est de même que ça marche, explique-t-il. On faisait entrer les gens avant, mais il y a une chienne qui avait accouché de ses bébés, elle a voulu les protéger et les a mangés. Les chiennent y deviennent folles. Elles peuvent se coucher dessus et les écraser ou les manger», donne-t-il en guise d’explication.

 

Dénonciations en hausse
Le sort des animaux ne laisse personne indifférent et depuis un an, les dénonciations citoyennes sont de plus en plus nombreuses. Le porte-parole du MAPAQ, Guy Auclair, croit que les gens sont plus informés. «Ils sont plus conscients qu’un animal, ce n’est pas un objet. Lorsqu’il y a de la maltraitance, ils vont dénoncer plus», dit-il.

 



Les trous des cages où sont gardés les chiens sont plus grands que les pattes. (Photo: Anima-Québec)

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