Écolo Bambino dit non aux couches jetables

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Par Claude Hebert
Écolo Bambino dit non aux couches jetables

Jean Charlebois

Si tout le monde s’entend pour dire que l’utilisation des couches de coton réutilisables est plus économique et plus écologique que le recours aux couches jetables, plusieurs choisissent néanmoins la solution la plus facile par manque de temps. Écolo Bambino offre maintenant une alternative aux jeunes parents qui veulent faire leur part pour l’environnement.

Sensibles aux problèmes environnementaux, Frédéric Mercure, 36 ans de Cowansville et Pascale Dion, 42 ans de Québec, s’intéressent aux couches lavables depuis la naissance de leur premier enfant en 2009.

«Une étude de marché, réalisée dans le cadre d’un cours en entrepreneuriat et gestion de PME à l’Université Laval, m’a permis de réaliser que plusieurs gens de ma région d’origine étaient prêts à encourager une entreprise spécialisée dans le lavage de couches. J’ai décidé de relever le défi et me suis adressé au CLD de Brome-Missisquoi dans le but de réaliser un plan d’affaires», indique le jeune entrepreneur, qui détient également une formation en administration de systèmes informatiques.

Selon M.Mercure, on dénombre environ  1 500 naissances chaque année dans Brome-Missisquoi et la Haute-Yamaska.

«Selon l’étude  de marché, plus de 40 % des répondants de la région se disent intéressés par un service professionnel de lavage de couches. Si on coupe ce nombre de moitié et que l’on applique le pourcentage obtenu (20 %) à la population de nouveaux nés, on obtient un potentiel de 300 clients», explique le principal intéressé.

Items personnalisés

L’entreprise du couple Mercure-Dion, Écolo Bambino, propose depuis peu un service de lavage de couches avec livraison à domicile.

«De nos jours, les parents travaillent à l’extérieur de la maison et n’ont pas toujours le temps de laver les couches de leurs enfants. Plusieurs se rendent également compte que l’opération est fastidieuse et exige certaines précautions pour éviter les problèmes d’odeur et de contamination. On doit prendre soin d’effectuer un pré-rinçage, utiliser la bonne quantité de savon pour le lavage et s’assurer d’avoir l’espace nécessaire pour laisser sécher le linge à l’air libre pendant plusieurs heures. C’est tout un art !», précise M.Mercure.

Les clients d’Écolo Bambino peuvent utiliser les couches offertes par l’entreprise ou acheter leurs propres couches que l’entreprise prendra soin de bien étiqueter. Les items sont ainsi identifiés à un client bien précis, ce qui permet de les retracer sans aucun problème.

«Chaque couche appartient à quelqu’un et ne peut être confondue avec celle d’un autre enfant», ajoute l’entrepreneur dans la mi-trentaine.

Au dire de ce dernier, le service de location intéressera tout particulièrement les parents qui désirent faire l’essai des couches lavables (avant d’en acheter) ou qui trouvent l’achat des couches de coton trop onéreux.

Mode d’emploi

Le camion de livraison d’Écolo Bambino passe au domicile familial deux fois par semaine, ramasse le sac de couches souillées et remet aux parents un sac de couches propres. Les couches sales sont ensuite acheminées à une buanderie professionnelle.

«La Clinique du vêtement, de Farnham, s’occupe du nettoyage des couches alors que Confection P’tit bedon, de Repentigny, voit à la conception, la confection et la réparation des couches offertes en location. Nous avons une bonne entente de partenariat avec les responsables de ces deux entreprises, Jean Charlebois et les sœurs Dubuc», signale M.Mercure.

Les parents peuvent se prévaloir des services d’Écolo Bambino pour une somme de 18,95 $ par semaine. Les frais de location sont en sus.

«Ça coûte moins cher qu’un paquet de couches jetables. Il est également intéressant de noter que la plupart des garderies acceptent les couches lavables», indique le principal intéressé.

Économie et écologie

Selon Frédéric Mercure, un enfant utilise entre 4 800 et 7 000 couches jetables avant d’être propre et de pouvoir s’en passer. Les couches jetables représentent 40 % des ordures ménagères générées par un couple avec jeune enfant. Elles mettent environ 500 ans à se dégrader dans un site d’enfouissement.

«Comme 90 % des familles utilisent des couches jetables, pas besoin de vous dire que les sites d’enfouissement de Cowansville et de Sainte-Cécile-de-Milton en reçoivent des quantités impressionnantes», fait remarquer le propriétaire d’Écolo Bambino.

L’utilisation de couches réutilisables permet de prolonger la durée de vie utile des sites d’enfouissement tout en épargnant de grandes quantités d’arbres et de pétrole brut.

Frédéric Mercure laisse également entendre que le recours aux couches lavables, à base de coton, chanvre et bambou, permet de réaliser des économies.

«Pour l’achat de 50 couches lavables à 26 $ /unité, on doit prévoir un montant de 975 $, en incluant un rabais de 25 %. Pour le service de lavage, il faut compter 1 970 $ sur deux ans. Si on soustrait la subvention de 150 $ à 200 $ offerte par les municipalités participantes et le prix de revente des couches usagées (environ 300 $), on obtient un coût d’utilisation de 2 500 $», résume M.Mercure.

L’achat de couches jetables ne coûte guère plus cher, mais est beaucoup plus dommageable sur le plan environnemental signale le jeune entrepreneur. L’enfouissement des couches jetables coûte également une petite fortune aux payeurs de taxes, car les municipalités sont facturées au tonnage.

Pour plus d’information, on peut consulter le site www.ecolo-bambino.ca .

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