Église Saint-Romuald: la paroisse demande un deuxième avis professionnel

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Par Claude Hebert
Église Saint-Romuald: la paroisse demande un deuxième avis professionnel
Un rapport datant de 1980 faisait déjà état du fléchissement de la flèche du clocher principal. (Photo : L'Avenir & Des Rivières - Claude Hébert)

PATRIMOINE. L’ampleur du projet de mise à niveau de l’église Saint-Romuald incite le conseil de fabrique à demander un deuxième avis à une équipe de professionnels.

«La firme d’architectes Nadeau, Nadeau et Blondin et l’ingénieur Christian Dory ont déjà commencé la réalisation d’une expertise sur l’état de la flèche du clocher principal et de l’église dans son ensemble. Cette équipe a déjà travaillé sur plus d’une centaine d’églises et s’est notamment penchée sur le cas de l’église Saint-Romuald dans le passé», signale l’abbé Benoit Côté, curé de la paroisse et président du conseil de fabrique.

Le conseil de fabrique avait pris soin, en octobre dernier, d’obtenir l’accord du Conseil du patrimoine religieux et du ministère de la Culture et des Communications avant d’entreprendre pareille démarche.

«On roule toujours sur la subvention qui nous a été allouée en 2017, mais les autorités gouvernementales ont bien voulu nous accorder un nouveau délai afin de nous permettre d’effectuer correctement cette nouvelle expertise», précise l’abbé Côté.

On s’attendait à devoir dépenser 16 000 $ pour la réalisation de la nouvelle étude, mais le recours à une grue pourrait faire gonfler la facture qui sera partagée entre le Conseil du patrimoine religieux (70 %), la Ville de Farnham (15 %) et la Fabrique Saint-Romuald (15 %).

«Comme l’église est un bâtiment patrimonial cité par la Municipalité, les autorités municipales ont accepté de participer au financement de l’étude», explique le curé.

Inspection visuelle

L’équipe de professionnels a procédé à une inspection visuelle intérieure et extérieure en janvier dernier et est revenue à Farnham, mardi dernier (10 mars), pour une deuxième inspection visuelle. Deux autres visites sont également prévues.

«L’ingénieur et l’architecte sont repartis avec plusieurs documents datant du siècle dernier. L’un de ces documents, un rapport produit en 1980, faisait déjà état du fléchissement de la flèche du clocher principal. Ce n’est donc pas d’hier que la structure penche d’un côté», indique le président du conseil de fabrique.

Au terme de l’exercice, l’équipe de professionnels soumettra un scénario pour la flèche du clocher principal avant de présenter un carnet de santé complet de l’enveloppe de l’église. Le conseil de fabrique saura ainsi à quoi s’en tenir au sujet des travaux les plus urgents et des travaux devant être réalisés dans un horizon de cinq ou dix ans.

«Au lendemain de la réception du deuxième avis, le conseil de fabrique, avec l’accord des autres parties concernées, sera en mesure de prendre une décision plus éclairée afin d’engager les travaux les plus favorables à la situation patrimoniale et financière de notre église», ajoute l’abbé Côté.

Il convient de rappeler que les auteurs de la première étude recommandaient de descendre la flèche et de la restaurer au niveau du sol, sur une base de béton spécialement aménagée pour l’occasion, avant de la remonter au sommet du clocher. La paroisse avait même retenu les services de deux entreprises spécialisées pour la réalisation des travaux qui devaient commencer en mai dernier. La mise en chantier a cependant été suspendue jusqu’à nouvel ordre.

«Les professionnels cherchent maintenant à déterminer s’il est possible de réparer la flèche sans la descendre au sol. Si la chose est possible, le coût des travaux pourrait diminuer de façon significative», révèle le curé de Saint-Romuald.

Problèmes récurrents

Si l’état de la flèche du clocher principal demeure une source de préoccupation, d’autres problèmes retiennent également l’attention des membres du conseil de fabrique.

«Cet hiver encore, il y a eu des infiltrations d’eau au niveau de la toiture. Une équipe de six pompiers s’est notamment déplacée à l’église, à la fin février, pour descendre la neige coincée dans une noue», indique M. Côté.

Des fissures de mouvement au niveau des colonnes du toit ont également été détectées.

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