EXCLUSIF – Nouvelle ligne de 230 kV: le tracé final choisi

Les deux tracés envisagés par Hydro-Québec pour sa nouvelle ligne de 230 kilovolts (kV), en novembre dernier, n’ont pas été retenus. L’Avenir & des Rivières a appris que le trajet de la ligne de transport d’électricité entre Saint-Césaire et Bedford sera finalement érigé à l’est de l’actuelle ligne de 120 kV. L’emplacement définitif des pylônes sera établi en cours d’année.

 

Aucune des deux variantes présentées à Sainte-Sabine les 23 et 24 novembre ne verra finalement le jour. Le tracé retenu par Hydro-Québec longera en grande partie la ligne à 120 kV déjà existante, mais s’en éloignera à quelques reprises afin de minimiser l’impact visuel des infrastructures et permettre la mise en place d’une zone tampon entre l’emprise de la ligne électrique et les résidences déjà implantées dans le secteur.

 

«Les demandes de la population, prises en considération par Hydro-Québec, ne changent rien sur le plan technique. Et, s’il y a encore des choses à améliorer, il n’est pas trop tard. Ainsi, il sera toujours possible d’apporter des modifications au positionnement des pylônes à encombrement réduit devant être installés dans les portions rectilignes du tracé. La marge de manœuvre n’est évidemment pas la même pour les pylônes à quatre pieds utilisés pour soutenir la ligne dans les angles lors des changements de direction», indique Geneviève Chouinard, conseillère en relations avec le milieu au bureau de Saint-Hyacinthe.

 

Cette dernière ajoute que l’emplacement définitif des pylônes sera établi au cours de l’année 2012 sur la base des opérations d’arpentage, des études de sol et des rencontres avec les propriétaires.

 

Les citoyens auront l’occasion de se familiariser avec le tracé retenu par Hydro-Québec, demain (jeudi 15 mars) de 17 heures à 20 heures, au centre communautaire de Sainte-Sabine.

 

«Les quelque 60 propriétaires concernés par le projet ont tous reçu une lettre d’invitation, durant la dernière semaine de février. Ils pourront s’entretenir avec les représentants d’’Hydro-Québec durant l’après-midi, soit quelques heures avant la rencontre grand public», précise Mme Chouinard.

 

Changements notables
Comme L’Avenir & Des Rivières le dévoilait en primeur dans son édition du 16 novembre dernier, la ligne de 230 kV s’étendra sur une distance de 35 km du nord au sud. La largeur de l’emprise des deux lignes (120 kV et 230 kV) ne dépassera pas 65 m sur la majorité du parcours.

 

En vertu du nouveau tracé, la ligne projetée s’élancera du poste de Saint-Césaire en direction sud. Les nouvelles installations seront aménagées en ligne droite, du côté est de la ligne existante, à environ 300 m de celle-ci. À la limite d’Ange-Gardien, elle rejoindra l’emprise existante tout en demeurant du côté est.

 

À Farnham, au point de traversée de la rivière Yamaska, la nouvelle ligne passera à l’ouest de la ligne existante afin d’éviter le chemin Rive-Sud et ses résidences bordant la rivière.

 

À proximité du club de golf de Farnham, la ligne de 230 kV traversera un champ cultivé sur une distance de 700 m et s’éloignera de nouveau de la ligne existante et des résidences. Elle longera ensuite la ligne de 120 kV, du côté est et traversera un milieu humide avant de rallier le poste de Bedford.

 

La construction de la ligne de transport d’électricité nécessiter la mise en place d’une centaine de pylônes, à raison de trois pylônes par kilomètre en moyenne. La majorité des pylônes mesureront 3 m par 3 m alors que les pylônes d’angles auront un empattement de 10 m par 10 m.

 

Mesures d’atténuation
Les travaux devraient débuter en 2013 pour être complétés l’année suivante. La mise en service de la nouvelle ligne électrique est prévue pour le printemps 2014.

 

«Avant d’entreprendre les travaux, Hydro-Québec devra obtenir le feu vert de la CPTAQ et du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs. Elle devra également s’assurer que son projet est conforme au schéma d’aménagement des MRC de Rouville et Brome-Missisquoi, et qu’il respecte la réglementation des municipalités concernées. On prévoit environ une année pour l’obtention des autorisations requises. Il convient de rappeler que le projet n’est pas assujetti au processus de consultation du Bureau des audiences publiques en environnement (BAPE)», indique Mme Chouinard.

 

La société d’État prévoit réaliser les travaux durant la saison froide, de façon à réduire les impacts sur l’agriculture, le sol et la faune.

 

«Une attention particulière sera accordée à la traversée des cours d’eau et des milieux humides, à la circulation des véhicules sur le chantier, au bruit et à la remise en état des terrains», ajoute la conseillère en relations avec le milieu.

 

Hydro-Québec entend par ailleurs dédommager les communautés touchées par le projet en leur remettant une somme équivalant à 1 % de la valeur des investissements autorisés par la Régie de l’énergie.

 

«Comme le projet est évalué à 50 M $, soit un million et demi de dollars par kilomètre, les MRC et municipalités concernées devraient se partager une enveloppe d’environ 500 000 $», poursuit Mme Chouinard.


 

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