Guy Vincent veut continuer pour faire une différence

Par Ugo Giguere
Guy Vincent veut continuer pour faire une différence
Guy Vincent consacre 25h à 30h par semaine à Val-des-Cerfs et dit faire 150 à 180 représentations par année.

ÉLECTIONS. Président sortant du conseil des commissaires de Val-des-Cerfs, Guy Vincent sollicite un nouveau mandat. Malgré l’austérité budgétaire et un climat «de turbulence», il veut laisser quelque chose derrière lui et «faire la différence dans (son) milieu».

À 66 ans, Guy Vincent demande un dernier mandat aux électeurs après sept ans à la présidence de Val-des-Cerfs. «Malgré toutes les coupures, avoir une communauté d’enseignants, de professionnels et de cadres qui arrivent à des résultats d’augmentation de la diplomation, chapeau! J’ai le goût de rester dans un bateau qui vogue vers une belle réussite», souligne-t-il.

Au cours des prochaines semaines, le candidat prévoit effectuer du porte-à-porte un peu partout dans Brome-Missisquoi et la Haute-Yamaska. Il devrait notamment accompagner certains candidats commissaires qui l’appuient. Pierre Lavoie, élu sans opposition dans la circonscription #9, était d’ailleurs présent au point de presse organisé par Guy Vincent.

Le candidat à sa propre succession fera étalage du bilan du dernier mandat. Il cite, entre autres, la hausse de 5% du taux de diplomation en secondaire 5, la transformation de l’école St-Benoit pour le CRIF, la construction de deux nouvelles écoles à Granby et l’agrandissement de St-Bernard, St-André et la Chantignole.

Par ailleurs, M. Vincent se félicite de la nouvelle gouvernance adoptée par la commission scolaire et surtout du rapprochement de l’organisme avec les autres décideurs de la région. «On va présenter un protocole d’entente avec les 29 municipalités qui dit que l’avenir des élèves, c’est aussi leur responsabilité», annonce-t-il.

Un ministre difficile à suivre

Le nouveau ministre de l’Éducation, Yves Bolduc, y est allé de plusieurs déclarations qui ont fait sursauter le milieu scolaire. Les plus récentes rumeurs de coupures d’un milliard $ ajoutent à l’incertitude.

«On est en pleine campagne électorale, on va dire aux gens qu’on a fait du bon travail et notre propre ministre parle d’abolir les commissions scolaires. Quel message ça envoie aux gens? En même temps, il va dire aux médias qu’il croit en l’éducation. Je suis incapable de penser que tout ça n’est que du vrai», a commenté Guy Vincent.

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