L’école Jean-Jacques-Bertrand inaugure son atelier d’assemblage alimentaire

Par Xavier Demers
L’école Jean-Jacques-Bertrand inaugure son atelier d’assemblage alimentaire
Des élèves en FPT en action dans l'atelier d'assemblage alimentaire de l'école secondaire Jean-Jacques-Bertrand. (Photo : (Photo: Journal Le Guide - Xavier Demers))

ÉDUCATION. L’école secondaire Jean-Jacques-Bertrand a officiellement procédé à l’inauguration de son atelier d’assemblage alimentaire destiné aux élèves en adaptation scolaire qui suivent le programme de formation préparation au travail de l’école.

» Ici, les élèves toucheront le culinaire, le travail à la chaîne, l’hygiène et la salubrité, a expliqué le directeur de l’école, Daniel Noiseux. Nous assemblerons des produits qui serviront d’articles à vendre à la population dans le cadre de diverses campagnes de financement. Je citerais entre autres le financement d’une nouvelle serre sur le terrain de l’école, ce qui se trouve être la continuité de notre philosophie qui est tournée vers l’environnement. »

Cet atelier, qui est en opération depuis environ deux ans, s’ajoute aux autres plateformes comme celles de l’esthétique automobile ou de la botanique. Il est coordonné en collaboration avec l’entreprise, Recettes en pot.

» L’objectif devient de les préparer à être autonomes dans la vie et sur le marché du travail, a relaté l’une des enseignantes en adaptation scolaire, Lyne Bonvouloir.  Dans le programme, on fait différents ateliers pour développer des outils, des habiletés et on leur fait vivre des expériences. Il y a une partie stage scolaire ici à l’interne pour la première année. Pour la deuxième année, pour ceux qui sont prêts, on vise à les sortir en stage externe. »

» L’atelier d’assemblage permet aux élèves de continuer de diversifier leurs compétences pour accéder au marché du travail, a déclaré de son côté le directeur général adjoint du Centre de services scolaire du Val-des-Cerfs, Carl Morissette. C’est un programme qui vous permet à la fois de continuer vos apprentissages en classe et également de développer vos compétences pour des futurs employeurs. Ce que je trouve intéressant dans ce projet-là aussi, c’est que les recettes que vous mettez en pot permettent également des campagnes de financement pour participer au projet éducatif de l’école et d’autres. »

Ce sont environ une vingtaine de jeunes entre 15 et 20 ans qui sont inscrits dans le programme de formation préparatoire au travail (FPT).

» Ça nous apprend à être au travail, comme dans les usines, avec du travail à la chaîne, a expliqué Jade Gariépy Therrien, une étudiante en troisième année de FPT. On essaie que ce soit beau et propre. On travaille aussi beaucoup la patience. »

» J’aime bien mettre les étiquettes sur les pots et mettre les ingrédients aussi « , a ajouté Ashley Verville, elle également étudiante de troisième année en FPT.

» Moi, ça m’épate, a affirmé le maire de Farnham, Patrick Melchior, présent à l’inauguration. Ce que je trouve fascinant dans ce projet-là, c’est le faire ensemble, la convivialité et aussi l’apprentissage des saines habitudes de vie. Les soupes que vous faites, c’est bon pour la santé. »

Les élèves sont également amenés à vendre leurs produits dans des marchés publics.

» Au départ, on se concentrait beaucoup sur les marchés de Noël, mais maintenant, on a rajouté les marchés d’hiver, des petits entrepreneurs, a expliqué la technicienne en éducation spécialisée, Sonia Fortin. On leur montre à préparer leur kiosque, mais aussi comment discuter avec les clients. »

Recettes en pot

La collaboration avec Recettes en pot a débuté lorsque Lyne Bonvouloir a contacté l’un des cofondateurs de l’entreprise, Philippe Garneau.

» Je le savais que ça existait à Saint-Jean-sur-Richelieu, j’ai une cousine qui travaille là, a-t-elle expliqué. J’ai contacté Philippe pour lui demander s’il avait besoin d’une autre école. »

M. Garneau a lui-même été enseignant en FPT avant de lancer son entreprise.

» Dès le jour zéro de Recettes en pot, quand on a vu que ça ne prenait pas de la science nucléaire pour faire la production, on cherchait une idée pour le faire manuellement et avec des gens différents, a indiqué M. Garneau. Une grande partie de l’équipe et moi-même venons du monde scolaire. L’idée d’avoir des ateliers, ça fait partie de moi. »

Partager cet article
S'inscrire
Me notifier des
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires