La Farnhamienne Danielle Foisy Mady mène un combat pour deux

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Par Claude Hebert
La Farnhamienne Danielle Foisy Mady mène un combat pour deux
La proche aidante Danielle Foisy assiste son mari Marcel au quotidien dans son combat contre la maladie d’Alzheimer. (Photo : Gracieuseté)

PROCHES AIDANTS. La maladie d’Alzheimer prend beaucoup de place depuis cinq ans dans le quotidien de Danielle Foisy Mady et de son époux.

«Marcel requiert une surveillance 24 heures sur 24. Je dois sortir ses vêtements et l’aider à faire sa toilette du matin, lui donner sa douche, répondre à ses questions répétitives et prendre en charge tout ce qu’il faisait auparavant (gestion des finances, entretien de la maison, aménagement paysager, enlèvement de la neige, entretien du véhicule familial, etc.), en plus de préparer les repas et de m’occuper du lavage», explique la Farnhamienne de 75 ans.

Cette dernière n’avait rien vu venir et a été la première surprise quand le diagnostic de la maladie est tombé en 2016.

«Jamais, je n’aurais pu m’imaginer à quel point ma vie serait bousculée», reconnaît-elle.

Mme Foisy Mady laisse entendre que la maladie de son mari a sans doute commencé un peu avant, de façon très graduelle.

«Marcel a dû être hospitalisé et intubé, en 2015, après avoir contracté une pneumonie double. Il était alors très confus, mais j’ai mis ça sur le dos de sa médication et son état de santé», ajoute-t-elle.

Selon certains spécialistes, la maladie d’Alzheimer pourrait commencer jusqu’à dix ans avant les premiers symptômes.

«Marcel a encore une bonne connaissance des noms et des visages, mais sa mémoire récente ne dure pas plus de deux minutes. Il est également affecté par des tremblements orthostatiques sévères», poursuit la septuagénaire.

Savoir demander de l’aide

Danielle Foisy Mady a la chance de pouvoir compter sur le support de sa fille Kim, de son fils Patrick, de son gendre Éric et sur les encouragements de ses petits-enfants.

Elle bénéficie également de certains services offerts par le CLSC Larouche de Cowansville (répit hebdomadaire, travaux extérieurs lourds), la Maison Gilles-Carle (visite occasionnelle d’une intervenante psychosociale), le Regroupement soutien aux aidants de Brome-Missisquoi (vidéoconférence aux deux semaines), la Popote roulante de Farnham (repas chaud deux fois fois semaine) et  la Coop de soutien à domicile du Pays des vergers (entretien ménager aux deux semaines).

«La première personne à contacter, pour ouvrir les portes au soutien à domicile, c’est un travailleur social du CLSC, en passant par le médecin traitant», précise notre interlocutrice.

La Farnhamienne participe par ailleurs de façon assidue aux café-rencontres et aux activités de formation offertes par la Société Alzheimer (SA) Granby et région alors que son mari bénéficie d’un atelier de stimulation à domicile par le jeu qui l’aide à garder son cerveau actif.

«Je fais partie du groupe du café-rencontre de la SA au point de service de Cowansville, avec une douzaine d’autres personnes qui, comme moi, vivent avec un proche atteint de la maladie d’Alzheimer. Pouvoir partager mes expériences avec d’autres proches aidants m’aide énormément», insiste-t-elle.

Malgré ses nombreuses occupations, Danielle Foisy Mady a réussi à trouver l’énergie requise pour participer au défi 35 jours de la Marche pour l’Alzheimer IG Gestion de Patrimoine. Sa détermination lui a permis de recueillir 1300 $ au profit de cette noble cause alors que son objectif personnel était de 850 $.

«J’ai reçu plusieurs dons de 25 $ à 50 $ et une contribution de 100 $ de la Caisse Desjardins de la Pommeraie. Je remercie tous ceux et celles qui ont contribué. C’est un beau signe d’encouragement!», ajoute la principale intéressée.

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