La pêche blanche: plus colorée que jamais

PÊCHE. Vendredi dernier, la pêche était idéale près de l’ancienne église et de la falaise à Saint-Armand, petit village qui borde l’une des plus grandes étendues d’eau du pays, le lac Champlain. Angèle Breton et Phillipe Smith accueillent des centaines de pêcheurs chaque hiver depuis près de trois décennies à l’endroit longtemps appelé «la baie».

Activités plein air Philipsburg est un site de pêche qui existe depuis presque 30 ans dans le secteur anciennement appelé Philipsburg, village fusionné à Saint-Armand en 1999.

À l’est de la baie Missisquoi, le village de pêche de 130 cabanes prend forme dès que la glace le permet. «On attend qu’elle soit de dix pouces, presque onze, assure Philippe Smith, propriétaire du site. D’habitude c’est autour de la mi-janvier.»

Le téléphone ne dérougit pas dans le pavillon d’accueil de la pourvoirie de Philipsburg où les odeurs de café et de cigarettes s’entremêlent. La femme du propriétaire, Angèle Breton, s’affaire à remplir le cahier de réservations.

«Les fins de semaine, c’est plein. Faut réserver d’avance. Ça vient d’un peu n’importe où pour pêcher en famille et entre amis», dit-elle. D’autres préfèrent s’éloigner du village sur glace qui s’étale à perte de vue sur le sixième plus grand lac du Canada. La pêche est aussi un loisir qui se pratique en solitaire.

Un loisir revivifié

Cet hiver, pas moins de 2 500 jeunes au Québec s’initieront à la pêche blanche par la Fondation de la faune du Québec. Coordonnatrice de projets et responsable du programme Pêche en herbe, Geneviève Lacroix a parlé d’une année record.

«Pendant plusieurs années, on ne dépassait jamais 2000 jeunes qui s’initiaient à la pêche sur glace. Mais cette année et l’an passé, on a dépassé les 2500 jeunes, » avoue Geneviève Lacroix.

En Montérégie, des jeunes de l’école Saint-Léon de Cowansville ainsi que la jeune relève de l’apprenti chasseur/trappeur Granby et région vont s’initier à la pêche hivernale grâce au programme Pêche en herbe.

À titre comparatif, près de 15 000 jeunes découvrent la pêche lors de la période estivale par le programme Pêche en herbe de la Fondation.

Astuces de pêcheurs

Selon Gaétan, un soixantenaire qui pêche au lac Champlain depuis l’âge de cinq ans, le vent et le cycle de la lune influencent la récolte de poissons.

«Un vent du sud, c’est bon. Mais quand y vient du nord, y’a rien. Pis dans le croissant de la lune, c’est bon aussi», assure-t-il alors qu’une perchaude taquine l’une de ses brimbales.

L’hiver, Angèle Breton conseille l’utilisation de ménés vivants pour une pêche fructueuse. Bien plus que les vers et les asticots.

Un pêcheur qui se reposait dans le pavillon d’accueil assure quant à lui qu’un peu de brandy et de patience sont bien plus efficaces que le cycle de la lune.

Quelques faits inusités de la pourvoirie

Quand la température le permet, des propriétaires d’avion atterrissent entre les cabanes de pêche. Ils sont même prêts à offrir des tours d’avion, assure Angèle Breton.

Un petit creux? Le propriétaire de la pourvoirie, Philippe Smith, s’en occupe. En collaboration avec un restaurant du coin, la livraison de repas se fait jusqu’à la cabane sur glace.

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