L’association péquiste de Brome-Missisquoi opte pour la neutralité

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Par Claude Hebert
L’association péquiste de Brome-Missisquoi opte pour la neutralité
Le président de l'association péquiste de Brome-Missisquoi accueille Pierre-Karl Péladeau et sa conjointe

CHEFFERIE. L’association péquiste de Brome-Missisquoi ne prendra pas position dans la course à la succession de Pauline Marois. Certains militants ont cependant fait leur choix et n’hésitent pas à afficher leurs préférences.

Le président du PQ de Brome-Missisquoi, Jacques Landry, a opté pour la neutralité. Les autres membres du comité exécutif peuvent afficher leurs couleurs sur une base individuelle, mais l’association de comté ne se prononcera pas publiquement.

«Nous avons fait parvenir une invitation aux cinq candidats en décembre dernier. À ce jour, deux d’entre eux nous ont rendu visite. Il s’agit de Pierre Céré (brasserie De la Rivière en décembre) et de Pierre-Karl Péladeau (érablière La Grillade en avril)», précise M. Landry.

Évaluation des candidats

Jacques Landry suit la course à la direction du PQ avec assiduité.

«Les candidats n’ont pas tous le même sens du leadership, mais chacun a ses qualité propres. Ils ont tous les qualifications pour être chef», affirme le président de Brome-Missisquoi.

Ce dernier connaissait déjà Bernard Drainville et Martine Ouellette – avec laquelle il a milité lors d’une élection partielle dans le comté de Vachon – mais pas les trois autres.

«Les deux Pierre (Céré et Péladeau) sont des petits nouveaux sur la scène politique, mais ils gagnent à être connus», ajoute M. Landry.

M. Landry soutient par ailleurs que les candidats se positionnent de la gauche au centre droite sur l’échiquier politique du Québec.

«À mes yeux, il n’y a pas de grandes nuances chez les candidats au niveau des idées, saut peut-être en ce qui a trait au pétrole et à la charte», poursuit-il.

Les aspirants au titre de chef de parti sont tous relativement jeunes, spécialement si on les compare aux anciens chefs René Lévesque, Jacques Parizeau, Jacques Landry et Pauline Marois, qui étaient plutôt en fin de carrière.

«Le rajeunissement du Parti québécois, c’est quelque chose de très positif. On peut penser que ça va permettre à notre formation politique de rallier les jeunes électeurs (…) Les étudiants militent généralement au cégep et à l’université. Or comme il n’y a pas d’établissements postsecondaires dans Brome-Missisquoi, on les voit rarement dans nos assemblées avant leur sortie de l’école», explique M. Landry.

Le président de Brome-Missisquoi laisse entendre que la course à la direction du parti stimule les troupes et offre une grande visibilité médiatique.

«Je préfère une course à la chefferie qu’un couronnement, car ça donne lieu à un débat d’idées», indique-t-il.

Appel à  l’unité

Richard Leclerc, ancien adversaire du libéral Pierre Paradis et ex-président de l’association péquiste de Brome-Missisquoi, admire les cinq membres de la course à la chefferie pour leur sens de l’engagement et leur sens du dévouement.

«Je connais un peu mieux Martine Ouellet et Bernard Drainville, qui sont venus appuyer ma candidature lors de ma dernière campagne électorale», précise-t-il.

M. Leclerc est par ailleurs d’avis que la course à la direction du parti met en scène des politiciens de premier plan.

«Ces cinq candidats-là, c’est un peu le cœur de notre prochain gouvernement. Il reste à souhaiter que tous accepteront de se rallier derrière le nouveau chef», indique-t-il.

Cela étant dit, M. Leclerc n’hésite pas à prendre position en faveur de l’un d’eux…

«Je crois que PKP est celui qui peut remporter les prochaines élections et convaincre les non-convaincus des avantages de la souveraienté (…) J’ai deux fils, de 27 et 30 ans, à qui j’aimerais bien laisser un pays en héritage», affirme cet indépendantiste de la première heure.

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