Le CAB de Farnham en quête de locaux pour le Chiffonnier et le Bistro des nations

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Par Claude Hebert
Le CAB de Farnham en quête de locaux pour le Chiffonnier et le Bistro des nations
La friperie Le Chiffonnier a accueilli 20 000 clients au cours de la dernière année. (Photo : L'Avenir & Des Rivières - Claude Hébert)

COMMUNAUTAIRE. L’édifice du 999 de la rue Principale Est changera de vocation à la suite de la relocalisation éventuelle du supermarché IGA. Une situation qui remet en cause l’avenir de la friperie et de la cuisine communautaire opérés par le Centre d’action bénévole (CAB) de Farnham dans le même bâtiment.

«Voilà déjà plus d’un an qu’on multiplie les recherches afin de trouver de nouveaux locaux pour le Chiffonnier et le Bistro des nations, mais force est de constater qu’il n’y a pas d’espaces disponibles. Le problème, c’est que le temps presse car on s’attend à devoir déménager dès l’automne 2023», indique le directeur général du CAB de Farnham, Jean Valiquette.

Ce dernier reconnaît que son organisation aurait préféré poursuivre ses activités au même endroit, mais ajoute que le défi était nettement démesuré.

«Ça aurait été parfait, mais ça demandait trop d’investissements. Un organisme comme le nôtre n’a pas les moyens de faire l’acquisition d’un édifice commercial avec un stationnement de plusieurs dizaines de places», signale M. Valiquette.

Il convient de rappeler que la Ville de Farnham a déjà modifié le zonage du secteur à la demande d’un promoteur qui souhaite utiliser le site pour du multilogements.

«Je ne suis pas en mesure de dire si l’édifice a été vendu ou est sur le point de l’être, car ce type de transaction se passe entre deux parties privées», indique Yves Deslongchamps, directeur général et directeur intérimaire du service de planification et d’aménagement du territoire à la Ville de Farnham.

Démarches

Après avoir brossé un portait des nombreux services offerts par le Chiffonnier et le Bistro des nations, les administrateurs du CAB ont profité de la dernière assemblée mensuelle du conseil municipal pour rappeler aux élus qu’ils comptaient plus que jamais sur le support de la Ville.

«Le temps commence à manquer pour une nouvelle construction, mais nous sommes ouverts à toutes les propositions pour des espaces locatifs. Le centre des loisirs (rue Principale Est) est trop petit, la maison communautaire (rue Yamaska) est déjà pleine et on ignore toujours quelles facilités le Centre Saint-Romuald (nouvelle appellation de l’église catholique) sera en mesure d’offrir aux organismes. Il y aurait peut-être possibilité d’utiliser certains espaces du centre d’art (rue Saint-André) ou du centre des aînés Anicet-Tessier (rue Hôtel-de-Ville), mais ça reste à voir», précise M. Valiquette.

Prenant la parole au nom du conseil municipal, le maire Patrick Melchior reconnaît l’importance de la friperie et de la cuisine communautaire pour la population de Farnham. «La Ville va aider et est déjà en mode solutions», assure-t-il.

Sans préciser les besoins exacts du CAB en termes de superficie, le directeur général de l’organisme signale que le Chiffonnier et le Bistro occupent actuellement de 5000 à 6000 pi2. «C’est l’espace minimum dont on a besoin pour le maintien des services!», ajoute-t-il.

Mission

La friperie Le Chiffonnier dessert la communauté à la même adresse depuis 17 ans et fournit du travail à cinq employés à temps plein et deux employés à temps partiel. Une dizaine de bénévoles donnent également un coup de main à l’équipe en place.

«L’année dernière, soit du début avril 2021 à la fin mars 2022, pas moins de 20 000 personnes ont fait des achats à la friperie et plus de 30 tonnes de vêtements et autres articles usagés à petits prix y ont été vendues. Une quinzaine d’autres tonnes de matériel de moins bonne qualité ont par ailleurs été revendues à des entreprises de récupération», indique le directeur général du CAB de Farnham.

Le Bistro des nations, aménagé en 2020 au coût de 60 000 $, abrite un café multiculturel, une salle communautaire et une cuisine d’établissement.

Ses installations servent notamment à la préparation de repas économiques en groupe dans le cadre des cuisines collectives et à l’organisation de repas communautaires favorisant l’intégration des communautés culturelles.

Cet emplacement est également utilisé pour la transformation des surplus des producteurs maraîchers, épiciers, hôteliers et restaurateurs de la région. Les produits sont notamment utilisés pour la préparation de soupes, sauces, plats surgelés, légumes blanchis et congelés qui sont redistribués gratuitement à des ménages à faibles revenus et aux usagers des banques alimentaires de Brome-Missisquoi.

«Ce service, qui s’inscrit dans une démarche de lutte au gaspillage initiée par la Table en sécurité alimentaire de Brome-Missisquoi, nous a permis d’offrir plus de 10 000 repas gratuits au cours de la dernière année», résume M. Valiquette.

Le Bistro des nations fait appel aux services de deux employés à temps plein, huit bénévoles réguliers et cinq bénévoles supplémentaire en haute saison.

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