Le grand projet de Jérémy Allard

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Par Claude Hebert
Le grand projet de Jérémy Allard
Jérémy Allard et sa famille ont eu l’occasion de rencontrer la première ministre Pauline Marois

Un an après la grande marche contre l’intimidation dans les rues de Sainte-Angèle-de-Monnoir, Jérémy Allard poursuit ses démarches de sensibilisation auprès des élus. Le garçon de 9 ans souhaite maintenant que le 6 mai soit reconnu comme la Journée internationale contre l’intimidation.

«Jérémy veut s’assurer que la marche du 6 mai 2012 ne tombe pas dans l’oubli et met tout en œuvre pour redonner espoir  à tous ceux et celles qui, tout comme lui, luttent ou ont eu à lutter contre ce terrible fléau», indique Josée Desrochers, mère du jeune adepte de patinage artistique.

La famille Allard s’est adressée à l’Organisation des nations unies (ONU), la seule institution ayant l’autorité nécessaire pour décréter une journée thématique à portée internationale, afin de connaître les procédures à suivre.

«Les gens de l’ONU nous ont dit de préparer un dossier étoffé, de recueillir des lettres d’appui auprès des élus et d’acheminer le tout au ministre des Affaires étrangères du Canada, John Baird. Ce dernier a les documents sur son bureau depuis le début de mars et procède actuellement à l’étude du dossier. Nous espérons qu’il reconnaîtra le bien-fondé de notre demande et nous appuiera dans nos démarches», précise Mme Desrochers.

Marie Bouillé, députée provinciale d’Iberville, Réjean Genest, député fédéral de Shefford et Sylvain Gaudreault, député de Jonquière et ministre des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire, ont tous accepté de signer une lettre d’appui au projet.

«Mme Bouillé a par ailleurs recommandé au ministre Gaudreault de faire pression sur le gouvernement du Québec pour qu’il décrète à son tour une journée contre l’intimidation. Rien n’est encore acquis, mais les choses se présentent bien. On nous a même laissé entendre que nous pourrions avoir des nouvelles à ce sujet dans les prochaines jours», ajoute la mère de Jérémy.

La famille Allard songe par ailleurs à organiser un événement, à fin mai ou au début de juin, pour commémorer la marche du 6 mai 2012 dans les rues de Sainte-Angèle. Un rassemblement dans un parc par exemple.

Une bonne année

Jérémy Allard, qui fêtera son dixième anniversaire en juin prochain, vient de compléter sa deuxième saison avec le Club de patinage artistique (CPA) de Mont-Saint-Hilaire.

Le jeune homme s’est illustré dans sa discipline de prédilection avec plusieurs médailles et une participation à des compétitions de haut niveau. Il a notamment raflé l’argent à Chambly (octobre 2012) et l’or à Cowansville (novembre 2012), avant de réussir un doublé à Sainte-Julie en février dernier (argent en solo et bronze en groupe).

Jérémy a par ailleurs mis la main sur une médaille d’argent à la finale régionale Richelieu-Yamaska (en février à Drummondville), puis terminé huitième parmi les onze compétiteurs de son groupe à la finale provinciale (en mars à Saint-Georges-de-Beauce). L’Association régionale de patinage artistique Richelieu-Yamaska lui a de plus décerné le titre de patineur interrégional de l’année 2012.

«Je le suis partout, mais j’ai raté la finale provinciale. J’ai cependant eu la chance de voir sa prestation en direct via Internet», signale Mme Desrochers.

Le jeune Angèloirien participe actuellement au camp du printemps du CPA de Mont-St-Hilaire et entend s’inscrire au camp d’été d’une durée de sept semaines qui s’échelonnera du 25 juin à la fin août.

Après cinq ans de patinage artistique, Jérémy entreprendra un programme sport-études, en septembre prochain, à l’école Saint-Lucien de Saint-Jean-sur-Richelieu. Il devrait y compléter ses cinquième et sixième années du primaire.

«Mon fils entend également continuer à faire de la natation pour améliorer son cardio», précise Mme Desrochers.

Si les problèmes d’intimidation avec lesquels il a dû composer sont maintenant derrière lui, Jérémy Allard soutient cependant qu’il n’oubliera jamais cet épisode de sa vie.

«L’intimidation, ça fait mal et ça brise des familles. C’est très difficile à vivre pour tout le monde», affirme le principal intéressé.

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