Les municipalités déboursent 20 000 $ pour la formation et l’habillement d’un pompier

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Par Claude Hebert
Les municipalités déboursent 20 000 $ pour la formation et l’habillement d’un pompier
Le directeur du service de sécurité incendie de Bedford et région, Ralph Gilman, rappelle qu’une bonne formation contribue à la sécurité des pompiers et à l’efficacité d’une brigade. (Photo : L'Avenir & Des Rivières - Archives)

PRÉVENTION. L’implantation du centre d’entraînement de Bedford, accrédité par l’École nationale des pompiers du Québec (ENPQ), profitera à l’ensemble des services de sécurité incendie de la région.

Les nouvelles installations ont permis d’accueillir une trentaine de participants de Bromont et de Bedford, en septembre et octobre derniers, pour des exercices de mise en situation et l’examen final du programme de formation de base approuvé par l’ENPQ.

«Le cours de pompier 1 comporte quatre volets d’une durée totale de 350 heures et s’échelonne sur une période de 15 à 18 mois. La formation théorique se donne à la caserne alors que la formation pratique est offerte au centre d’entraînement», résume le directeur du service de sécurité incendie de Bedford et environs, Ralph Gilman.

Nouvelle cohortes

Le 28 mars dernier, une douzaine d’autres apprentis pompiers de Sutton, Dunham, Frelighsburg, Bedford, Saint-Armand et Stanbridge East se sont déplacés au centre de la rue Rocheleau en prévision de l’examen sur les matières dangereuses opérationnelles. Tout ce beau monde était de retour à Bedford, le 10 avril, pour l’examen final du programme de formation pompier 1.

Une nouvelle cohorte de 15 pompiers, provenant de Dunham, Frelighsburg, Saint-Armand, Clarenceville, Notre-Dame-de-Stanbridge et Venise-en-Québec

est attendue à Bedford, le 20 avril, pour le début d’une nouvelle session de formation de base.

«La plus grosse de la matière du cours de pompier 1 est dispensée par Claude Krans et Samantha Valois alors que la formation sur les matières dangereuses opérationnelles est offerte par Robert Casey, un membre de la brigade de Bedford cumulant une cinquantaine d’années d’expérience», précise M. Gilman.

Sécurité et efficacité

Chaque municipalité assume les coûts de formation de ses pompiers. On parle d’une somme de 6850 $ par personne qui sert à payer le salaire des professeurs pour les 350 heures de cours et les frais d’inscription à l’ENPQ. Le coût de l’examen est en sus

«Notre but n’est pas de faire des profits avec le centre d’entraînement, mais de couvrir nos frais», tient à préciser le directeur du service de sécurité incendie de Bedford.

Ce dernier laisse entendre que la formation d’un pompier doit être perçue comme un investissement et non comme une dépense, les cours reçus contribuant à la sécurité du pompier et à la qualité des services offerts par une brigade.

«Et il n’y a pas que le coût de la formation. On doit également prendre en compte les frais d’acquisition de l’habit de pompier. Un vêtement sur mesure qui nécessite un autre investissement de l’ordre de 6000 $ à 7000 $», poursuit notre interlocuteur.

La MRC de Brome-Missisquoi estime que l’arrivée d’un pompier au sein d’une brigade peut facilement coûter près de 20 000 $, formation et équipement inclus.

«Une municipalité désirant se doter d’un service de sécurité incendie devra donc prévoir un investissement de 600 000 $ à raison de 20 000 $ pour chacun des 30 membres de sa brigade. C’est beaucoup d’argent», reconnaît M. Gilman.

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