Marché immobilier: un deuxième trimestre sous le signe de l’incertitude

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Par Claude Hebert
Marché immobilier: un deuxième trimestre sous le signe de l’incertitude
Les visites en ligne des propriétés à vendre n’ont jamais été aussi populaires. (Photo : L'Avenir & Des Rivières)

MARCHÉ. Le marché immobilier résidentiel a connu un départ canon au Québec en 2020 avec une hausse des ventes de 18 % par rapport au premier trimestre de l’année dernière.

D’après les données compilées par Centris et dévoilées la semaine dernière par l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ), pas moins de 27 817 transactions ont été réalisées de janvier à mars à la grandeur de la province.

«Mes ventes ont augmenté de 15 % à 20 % au premier trimestre. Une hausse d’autant plus significative que le premier trimestre de l’année précédente avait lui-même été très bon», indique le courtier Marco Macaluso (Century 21 Réalisation).

Même constat de la part du courtier Hélène Paquette, de Proprio Direct.

«Mon volume d’affaires a augmenté d’une fois et demie au premier trimestre, aussi bien au niveau de l’achalandage que des résultats», précise-t-elle.

Les deux courtiers reconnaissent cependant que plusieurs transactions sont toujours en suspens.

«J’ai actuellement deux offres d’achat conditionnelles à une première visite», signale Mme Paquette.

Malgré les mesures de distanciation sociale imposées par le gouvernement, cette dernière envisage l’avenir avec un optimisme prudent, car elle estime que les gens devront finaliser leur projet d’achat tôt ou tard.

«Il y a cependant des exceptions. Une dame âgée nous a demandé de suspendre la mise en vente de sa maison et on a respecté sa demande. Un acheteur potentiel, qui travaille à temps partiel, a par ailleurs dû se retirer en raison de l’incertitude économique», souligne Mme Paquette.

Marco Macaluso laisse entendre que les trois premières semaines d’avril ont été difficiles. Il ignore à quoi le deuxième trimestre va ressembler – tout va dépendre du degré de confiance des consommateurs – mais espère une reprise au troisième trimestre.

«Il faut souhaiter qu’il n’y ait pas de deuxième vague de la maladie à l’automne, car ça pourrait jeter le marché à terre», ajoute-t-il.

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