Mort des gaspareaux: la température en cause?

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Par Claude Hebert
Mort des gaspareaux: la température en cause?
Les tissus des cadavres de gaspareau retrouvés sur les berges du lac Champlain ne contenaient que d’infimes traces de lampricide

Les résultats des analyses réalisées par les laboratoires du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP) démontrent que la mort de milliers de gaspareaux, à la fin de 2012, n’est pas attribuable à la présence de contaminants dans les eaux du lac Champlain.

«Les brusques changements de température de novembre dernier seraient plutôt en cause et pourraient expliquer le haut taux de mortalité observé chez cette espèce. On ne peut pas mettre le doigt sur un seul facteur, mais l’hypothèse du froid reste la plus plausible», indique Guillaume Lemieux, technicien de la faune au ministère des Ressources naturelles du Québec (MRN).

Il faut rappeler que les cadavres de milliers de gaspareaux s’étaient échoués sur les berges du lac Champlain, le mois dernier, à la hauteur du quartier de La Falaise, à Philipsburg.

«On peut penser que ces poissons étaient morts depuis un bon moment déjà. En effet, les cadavres retrouvés sur les rives étaient desséchés alors que les poissons flottant à la surface étaient dans un état de putréfaction avancé. Ils sont de la même espèce que les spécimens retrouvés à Clarenceville le 10 décembre dernier», précise M.Lemieux.

Au dire de ce dernier, rien ne prouve que ces poissons proviennent de la baie Missisquoi.

«Ils peuvent venir de très loin dans le lac Champlain et avoir été poussés vers Saint-Armand par les forts vents qui soufflent du sud», laisse entendre le porte-parole du MRN Montérégie.

Faibles traces de TFM

Guillaume Lemieux se fait également rassurant au sujet des rumeurs voulant que l’épandage de lampricide (TFM), à la fin octobre au Vermont, puisse expliquer la mort prématurée de ces milliers de gaspareaux.

«Les échantillons prélevés à la prise d’eau du poste de pompage de Philipsburg révèlent que l’on est bien en-dessous du seuil de lampricide acceptable aux yeux des spécialistes du MDDEP. Le taux de TFM relevé dans l’eau du lac variait entre 0,02 et 0,11 microgrammes par litre. De plus, l’eau de consommation (après traitement) ne contenait plus aucune trace de lampricide», résume le technicien de la faune.

Les analyses réalisées par les laboratoires du MDDEP, au cours des dernières semaines, révèlent par ailleurs la présence de 2 à 3 microgrammes de TFM par kilo dans les tissus des poissons prélevés dans le lac Champlain à la hauteur de Saint-Armand.

«On parle ici de très légères traces de TFM. La concentration est trop faible pour avoir causé la mort des poissons», ajoute M.Lemieux.

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