Notre-Dame-de-Stanbridge aura recours à des étangs aérés pour traiter les eaux usées

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Par Claude Hebert
Notre-Dame-de-Stanbridge aura recours à des étangs aérés pour traiter les eaux usées
Daniel Tétreault, maire, Serge Harbec, inspecteur en voirie et responsable du site de traitement, et Marc Choinière, aide à la voirie de Notre-Dame-de-Stanbridge, devant le champ de roseaux actuellement utilisé pour le traitement des eaux usées. (Photo : L’Avenir & Des Rivières – Claude Hébert)

ENVIRONNEMENT. Québec financera la mise en place d’un nouveau système de traitement des eaux usées à hauteur de 85 % sur le territoire de Notre-Dame-de-Stanbridge. Le maire Daniel Tétreault a appris la bonne nouvelle quelques jours avant le déclenchement de la dernière campagne électorale provinciale.

«Comme l’installation d’un tel système peut coûter jusqu’à 3 M$, il n’aurait pas été possible pour une petite municipalité comme la nôtre de financer un tel projet. Je tiens à vous rappeler que notre réseau d’égout sanitaire ne dessert que 140 portes et que le nombre de payeurs est par conséquent très limité», indique M. Tétreault.

Ce dernier signale que la Municipalité n’attend plus que la «lettre de confirmation officielle» du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH) avant de déposer une demande de subvention.

«Nous pourrons ensuite nous attaquer à la préparation des plans et devis, à la publication de l’appel d’offres, avant de rencontrer le plus bas soumissionnaire et de convenir avec lui d’un calendrier de travail. La réalisation des travaux devrait débuter dès l’an prochain car le programme de subvention prend fin le 31 mars 2023», résume le maire.

Des étangs aérés

Notre-Dame-de-Stanbridge aura recours à des étangs aérés pour le traitement de ses eaux usées. Il s’agit d’un système qui a largement fait ses preuves partout au Québec.

«Les nouvelles installations devraient être bonnes pour 50 ans. On nous dit également que le nouveau système aura beaucoup moins besoin d’entretien que le système actuel», ajoute M. Tétreault, d’un ton optimiste.

Le maire prend soin de rappeler que la réalisation de ce projet constitue l’aboutissement de longues démarches auprès des autorités gouvernementales.

«Dès 2018, nous sommes allés frapper à la porte de la nouvelle députée Isabelle Charest et avons rencontré son adjointe Johanne Gauvin à plusieurs reprises afin d’en apprendre davantage sur les programmes de subvention disponibles, les critères de sélection et les modalités d’inscription. Le personnel du bureau de comté nous a donné un sérieux coup de main. Notre directrice générale, Suzanne Marcoux, a également consacré beaucoup de temps et d’efforts au dossier pour que l’on en arrive, quatre ans plus tard, à un heureux dénouement», précise notre interlocuteur.

Un système à remplacer

Les résidants de Notre-Dame-de-Stanbridge se souviendront qu’un premier système de traitement des eaux usées avait été mis en place en 2010, au lendemain de l’implantation du réseau d’égouts par l’administration du maire Michel Pelletier. La Municipalité de Frelighsburg a opté pour un système similaire peu de temps après.

Selon Daniel Tétreault, le champ de roseaux de 120 000 pi2 utilisé pour le traitement des eaux usées est fonctionnel, mais l’eau qui se déverse dans le ruisseau Morpions après traitement ne rencontre pas les normes du ministère de l’Environnement.

«Le système a toujours dépassé les normes en matière de phosphore. Quelques années après son installation, certaines des cellules contenant les roseaux ont perdu de leur efficacité et on a commencé à avoir des rejets de coliformes fécaux plus élevés. Nous avons tenté de décolmater les cellules, mais sans succès», relate M. Tétreault.

La Municipalité a pris des recours dès 2016 pour tenter d’obtenir réparation et a ainsi pu récupérer la moitié de son investissement à la suite d’un règlement hors-cour de 500 000 $.

«Nous avons cependant dû effectuer des réparations coûteuses, au niveau des pompes notamment», ajoute le maire.

En réponse à nos questions, le responsable du site de traitement, Serge Harbec, indique que le champ de roseaux va demeurer en place au lendemain de l’installation du nouveau système de traitement, mais ajoute qu’il ne sera tout simplement plus utilisé.

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