Quatre élèves de l’école primaire Saint-Joseph relocalisés à Bedford

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Par Claude Hebert
Quatre élèves de l’école primaire Saint-Joseph relocalisés à Bedford
Nathalie Brault

DÉPLACEMENT – La Commission scolaire du Val-des-Cerfs (CSVDC) ne s’est pas faite que des amis en choisissant de déplacer quatre élèves de l’école Saint-Joseph vers l’école Premier Envol dès septembre prochain.

Pas moins de 36 parents et autres résidents de Notre-Dame-de-Stanbridge, Pike River et Sainte-Sabine se sont présentés au siège social de la CSVDC, le 27 mai dernier à Granby, pour dénoncer cette décision d’ordre administratif.

La mairesse de Notre-Dame, Ginette Simard-Gendreault et son homologue de Pike River, Martin Bellefroid, ont pris la parole à tour de rôle pour appuyer les revendications du conseil d’établissement de l’école Saint-Joseph.

Les deux municipalités avaient adopté une résolution, au début du mois dernier, en guise d’appui à ce même conseil d’établissement. Le Comité de développement stanbridgeois soutient également les démarches des administrateurs de l’école primaire de Notre-Dame.

Je suis déçue de l’accueil qui nous a été réservé. Honnêtement, j’ai l’impression d’être montée aux barricades pour rien, que tout était décidé d’avance, même si on nous dit le contraire. Je n’ai pas senti que les commissaires prenaient notre démarche au sérieux», indique Nathalie Brault, présidente du conseil d’établissement Saint-Joseph.

Cette dernière reconnait qu’il faut établir des règles et que les établissements scolaires doivent composer avec les contraintes budgétaires imposés par l’État, mais continue de penser que la décision de la CSVDC pénalise l’école primaire de Notre-Dame.

«Ça m’attriste de voir que ce sont les enfants qui vont payer pour ça», insiste-t-elle.

Le responsable des communications à Val-des-Cerfs, Jean Perreault, n’est pas surpris de la réaction des parents, mais laisse entendre que la commission scolaire doit être équitable pour tout le monde (même politique pour l’ensemble des écoles) et doit administrer les deniers publics de façon rigoureuse dans un contexte de compressions budgétaires.

«Les commissaires n’ont pas pris cette décision à la légère et ne font pas ça pour le plaisir. Toutes les solutions ont été envisagées avant de déplacer les élèves», assure M. Perreault.

À moitié vide

L’école Saint-Joseph dispose de huit locaux de cours et peut accueillir jusqu’à 156 élèves. On y dénombre actuellement 70 élèves répartis en cinq groupes: une classe de maternelle, une classe d’éducation spécialisée individuelle et trois classes jumelées (niveaux 1-2, niveaux 3-4, niveaux 5-6).

L’établissement a reçu 24 demandes d’inscription pour la classe jumelée du premier cycle (années 1-2), soit quatre de plus que le ratio élèves/professeur autorisé par le ministère de l’Éducation.

Le conseil d’établissement aurait aimé que clientèle du premier cycle soit répartie dans deux classes distinctes de douze élèves (année 1 et année 2), mais la CSVDC voit les choses autrement. Les quatre élèves en surnombre seront simplement déplacés dans une autre école. Un cinquième élève, qui avait été admis à Saint-Joseph pour combler une place libre, réintégrera par ailleurs l’école de son secteur d’origine (Premier Envol).

«Val-des-Cerfs nous dit qu’en bas de dix élèves en surnombre, on ne crée pas de nouvelle classe, on transfère les jeunes dans une autre école», ajoute Mme Brault.

Jean Perreault précise qu’il n’y a jamais eu de transfert d’élèves à l’école Saint-Joseph, mais prend soin d’ajouter que les déplacements de clientèle n’ont rien de nouveau en milieu scolaire.

«Quelque 45 élèves du territoire de Val-des-Cerfs seront transférés vers une autre école en 2014-2015. L’an dernier, lors de l’ouverture de l’école Les Bâtisseurs (rue Denison à Granby), ils avaient été 150 à être déplacés», précise-t-il.

La présidente du conseil d’établissement indique que la direction de l’école a fait parvenir une lettre aux parents afin de vérifier si certains élèves inscrits au premier cycle du primaire pour 2014-2015 seraient prêts à changer d’école sur une base volontaire.

«Si personne n’est volontaire, la direction devra trancher et ce sont vraisemblablement les élèves résidant à Pike River qui seront déplacés», affirme Mme Brault.

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