Une rampe d’accès qui ne fait pas l’unanimité à Farnham

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Par Claude Hebert
Une rampe d’accès qui ne fait pas l’unanimité à Farnham
Le marguillier Luc Potvi a collaboré à l'installation de la rampe de bois à la fin de 2013. (Photo : L’Avenir & Des Rivières – Claude Hébert)

INFRASTRUCTURES. L’église Saint-Romuald dispose actuellement d’une rampe de bois donnant accès au lieu de culte, mais sa présence est contestée par les autorités municipales.

«Cette rampe d’accès a été aménagée par des bénévoles, en décembre 2013, en prévision d’un concert de Noël de Marie-Élaine Thibert, de Liana Adam et de trois artistes invités. Le coût du projet n’a pas dépassé 1 000 $», signale le marguillier Luc Potvin, qui a collaboré à sa réalisation.

Cette installation ne répond pas aux normes et aux critères d’esthétique de la Ville de Farnham, mais cette dernière a jusqu’ici choisi de tolérer sa présence en attendant la mise en place éventuelle d’un ascenseur à l’église Saint-Romuald.

Les autorités municipales ont cependant pris soin de fixer une date butoir, au-delà de laquelle la présence de la rampe «temporaire» ne pourrait plus être tolérée. L’ultimatum de la Ville prenait fin le 31 décembre dernier.

«La Municipalité n’aime pas la couleur de notre rampe», indique, à la blague, Luc Potvin.

Toujours selon M. Potvin, la rampe d’accès remplit pleinement son rôle et est tout à fait sécuritaire.

«Il y a cependant certaines personnes qui considèrent, à tort ou à raison, que son emplacement en façade de l’église convient mal à un édifice patrimonial», ajoute M. Potvin.

Dans une étude sur le patrimoine religieux de Brome-Missisquoi réalisée en 2012, la firme Patri-Arch décernait à l’église Saint-Romuald la cote «exceptionnelle» et laissait entendre que ce bâtiment aux allures de cathédrale , érigé en 1903, mériterait d’être classé en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec.

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