Un musée de l’abeille à Saint-Ignace

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Par Claude Hebert
Un musée de l’abeille à Saint-Ignace
Annie Patenaude souhaite faire découvrir aux jeunes le monde fascinant des abeilles.

Apiculture Patenaude a le vent dans les voiles. Après le lancement d’un hydromel en juillet dernier, l’entreprise familiale inaugure cette année un centre d’interprétation dédié à l’abeille.

«Le musée permettra d’attirer les touristes dans Brome-Missisquoi et de prolonger leur séjour chez nous tout en mettant en valeur nos vins de miel doux sans sulfite», indique la propriétaire, Annie Patenaude.

Cette fille d’apiculteur laisse  entendre que l’implantation du centre d’interprétation marque une autre étape dans le cheminement de son entreprise spécialisée dans la vente d’abeilles, de miel et de matériel apicole.

«Les gens qui se présentaient à la maison pour acheter du miel ou de l’hydromel nous demandaient constamment s’il leur était possible de voir des abeilles. Nous devions cependant dire non à leur demande en raison des risques de piqûres. Grâce à notre ruche de démonstration, il nous sera maintenant possible de satisfaire leur curiosité», précise Mme Patenaude.

Le plus gros au Québec

Le Centre d’interprétation de l’abeille a été aménagé dans une ancienne porcherie du rang de l’Église, à Saint-Ignace de Stanbridge, aux abords de la miellerie des Patenaude.

Son aménagement a nécessité trois mois de travail et des investissements de 60 000 $. «Nous travaillons là-dessus depuis le début de mars et venons à peine de compléter la mise en place, juste à temps pour l’ouverture du 1<V>er<V> juin», signale la propriétaire.

Ce nouveau musée permet aux visiteurs de se familiariser avec le travail des apiculteurs et de découvrir le monde fascinant des abeilles. Le grand public a également accès à la plus grosse ruche de démonstration au Québec.

«La ruche contient 28 cadres et sert de lieu d’hébergement et de travail à 15 000 ou 20 000 abeilles. À terme, l’habitacle scellé pourrait accueillir une dizaine de cadres additionnels et une population de 50 000 abeilles», signale Mme Patenaude.

Les abeilles peuvent circuler librement des champs à la ruche en empruntant de petits couloirs de plastique transparents en forme de tubes.

«Les visiteurs peuvent notamment voir la reine pondre ses œufs et les ouvrières obturer les alvéoles avec de la cire», précise l’instigatrice du projet.

Le bâtiment abrite également la boutique de l’hydromellerie Lunes de miel  durant la saison estivale alors que la maison familiale sert de boutique durant la saison froide.

«L’an prochain, Apiculture Patenaude devrait utiliser une partie de l’espace disponible pour l’aménagement d’une cuisine spécialisée dans la fabrication de produits dérivé du miel», ajoute celle qui mise sur la transformation des produits du terroir.

Le centre d’interprétation sera ouvert du mercredi au dimanche, de 9 heures à 17 heures, en juin, juillet et août. La propriétaire, deux employés et des apiculteurs d’expérience se relayeront pour accueillir la clientèle et répondre aux questions du public.

Hydromel et cours d’apiculture

Annie Patenaude offre également depuis quatre ans une formation en apiculture. Cette formation, élaborée avec la complicité de Normand Patenaude, un apiculteur de 30 ans d’expérience, prend la forme d’un cours théorique de sept heures (en mars) et de trois séances de cours pratiques (en mai, juillet et août).

«Notre clientèle vient de partout au Québec et augmente sans cesse. Nous avons reçu une trentaine d’élèves en 2012 et en accueillons 85 cette année. C’est plus que la clientèle du MAPAQ et celle de l’ITA réunies», précise Mme Patenaude.

Et, ce n’est pas fini! L’entreprise prévoit ajouter à son corpus des cours de perfectionnement, animés par des spécialistes en apiculture, dès l’an prochain.

«Nous recrutons 80 % de nos élèves via Internet», indique la principale intéressée.

L’entreprise d’Annie Patenaude a par ailleurs produit 1 500 bouteilles d’hydromel à sa première année d’opération (de juillet à décembre 2012). La production devrait augmenter à 3 000 ou 4 000 bouteilles dès l’an prochain et à 8 000 ou 12 000 bouteilles à échéance.

«Nous sommes très satisfaits de la réaction des consommateurs. Les gens essaient notre hydromel par curiosité et reviennent s’approvisionner par la suite. C’est encourageant», précise Mme Patenaude.

La production d’hydromel permettra à Apiculture Patenaude de diversifier ses activités tout en lui assurant des revenus à l’année longue. Ses autres activités, est-il besoin de le rappeler, sont plutôt saisonnières.

«Nous espérons également que notre entreprise contribuera à dynamiser le village et à créer de l’emploi pour les gens de la région», poursuit Annie Patenaude.

Pour plus d’information sur l’hydromellerie, les cours d’apiculture ou le centre d’interprétation de l’abeille, on peut consulter le site www.apiculture-pour-tous.com .

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